GOUJON
%rHiiu (fobio* — Goiffîmt dans quelques départemeuts de France, -GrûndUng, en Allemagne. — Grondel, en Hollande. — Greyling, Gnijecn, en Angleterre.
On le trouve dans les eaux non salées de l'Europe,
et particulièrement dans celles qui reposent ou coulent
mollement et sans mélange sur un fond sablonneux. Il
préfère les lacs que la tempête n'agite pas. 11 y passe
IluVer, et, lorsque le printemps est arrivé, il remonte
dans les rivières, où il dépose sur les pierres sa laite ou
ses œufs, dont la couleur est bleuâtre et le volume très-
!)etit. n ne s'en débarrasse que peu à peu, et en em-
)Ioyant souvent près d'un mois à cette opération. Dans
[uelques rivières, et notamment dans celles de la
lorrèze, il ne fréquente ordinairement les frayères
ue depuis le coucher du soleil jusqu'à son lever.
Vers Tautomne, les goujons reviennent dans les lacs.
Ils vivent de plantes, de petits œufs, de vers, de
il6 DICTIONNAIRE DU PÉCHEUR.
peuvent vivre quelque temps hors de l'eau. L'organe de l'ouie est en effet plus sensible chez eux que dans beaucoup d'autres ; ils distinguent aisément le son particulier qui leur annonce l'arrivée de la nourriture qu'on leur donne. Les Chinois les accoutument à ce son parle moyen d'un sifflet ; et ces cyprins reconnaissent souvent rapproche de ceux qui leur apportent leur nourriture, par le bruit de leur démarche. Cette supériorité diorganisation et d'iûstinct doit les avoir rendus un peu plus susceptibles des impressions que l'art leur a fidt éprouver.
Ces poissons ont ordinairement l'iris jaune, le dessus de la tête rouge et comme saupoudré d'or, les joues dorées, le dos parsemé de diverses taches noires, les côtés d'un rouge mêlé d'orangé, le ventre varié d'argent et de couleur de rose, toutes les nageoires d'un rouge carmin. Ces couleurs cependant n'appartiennent pas à tous les âges des dorés. Communément ils sont noirs pendant les premières années de leur vie ; des points argentins annoncent ensuite la parure à laquelle ils sont destinés ; ces points s'étendent, se touchent, couvrent toute la surface de l'animal et sont enfin remplacés par un rouge éclatant, auquel se mêlent, à mesure que ce cyprin avance en âge, tous les tons admirables qui doivent l'embellir ; ils perdent en vieillissant cette livrée si belle, leurs teintes s'afTaiblissent,'leurs taches pâlissent, leur rouge et leur or se changent en argent ou se fondent dans une couleur blanche sans beaucoup d'éclat. Lors-
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qae le doré vit dans un étang spacieux, il parvient à la longueur de trois ou quatre décimètres.