‹ La pêche en eau douce et en eau salée: histoire, mœurs, habitudes desChapitre 139 sur 148 · TRUITE · texte numérisé non relu

TRUITE

Elle nage contre la direction des eaux les plus rapides avec une \itesse qui étonne l'observateur, et elle s'élance au-dessus de digues ou de cascades de plusieurs mètres de haut.

La truite se nourrit de petits poissons trés-jeunes, de petits animaux à coquille, de vers, d'insectes, et particulièrement d'éphémères et de phryganes, qu'elle saisit avec adresse lorsqu'elles voltigent à la surface de l'eau.

Les truites du lac Léman et celles du lac de Neuchâtel remontent au printemps, pour frayer dans les rivières et même dans les ruisseaux. Dans les contrées sur lesquelles Bloch a eu des observations, ces poissons frayent dans l'automne ; et, dans le département de la Corrèze, les truites quittent, également au commencement ou vers le milieu de Tautomne, les grandes rivières, pour aUer frayer dans les petits ruisseaux. Elles cherchent un gravier couvert par un léger courant, s'agitent, se frottent, pressent leur ventre contre le gravier ou le sable et y déposent des œufs que le mâle vient féccmder. Bloch a trouvé dans les ovaires d'une truite des rangées d'œufs gros comme des pois.

D'après cette grosseur des œufs dans les truites, il n'est pas surprenant qu'elles contiennent moins d'œufs que plusieurs autres poissons d'eau douce ; et cepen^ dairt elles multiplient beaucoup, parce que la plupart des poissons voraces vivent loin des eaux froides, qu'elles préfèrent. La truite est fort craintive; le bruit du ton-

nerre Tépouvante et la rend comme immobile. En beaucoup de pays, on sale ce poisson comme le hareng pour ^ le transporter ; mais alors il n'est pas si bon ni si sain que quand il est mangé frais.

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