HIPPOCAMPE
et qu'ils le renouvellent à leur retour, pour attester que, ni leur vaisseau, ni aucun autre de leur connaissance, n'a fait infraction à cette loi. En conséquence de ces serments, on expédie des certificats à chaque vaisseau destiné au transport des nouveaux harengs, pour tâcher d'empêcher la fraude, ce qui ne l'empêche pas.
Dans ma jeunesse, on disait, sur les rives de Normandie, que les harengs avaient abandonné les côtes de France depuis la déchéance de l'empereur Napoléon. Quelques personnes zélées avaient promis aux pécheurs qu'on allait les voir reparaître. — Cette prédiction ne s'est pas réalisée.
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m DICTIONNAIRE DU PÊCHEUR.
qu'un bout du halin, les pêcheurs laissent leur bateau dériver conjointement avec la tissure. Cette pèche ne se fait que la nuit, et, pour éviter les abordages, les pé« cheurs sont obligés d'avoir un ou deux fanaux allumés et un peu élevés au-dessus du pont; souvait on en place un sur le gibet; cette lumière a encore l'avantage d'attirer le poisson, et, pour cette même raison, les lumières qui viennent de terre sont fort contraires à la pèche. On met ordinairement le filet à Teau vers les huit heures du soir; néanmoins Theure varie suivant la saison et la marée ; souvent on le laisse dériver pendant toute une marée ; alors les matelots se reposent, il n*en reste qu'un pour faire le guet ; néanmoins quand on juge que beaucoup de poissons ont donné dans le filet, on en retire, au bout de quelques heures, une pièce ou deux, pour examiner si l'on en a pris beaucoup ; si effectivement on le trouve bien garni, on se met en devoir de retirer toute la tissure ; mais, s'il y en a peu» on remet à l'eau les pièces du filet qu'on en avait tirées, et on continue la dérive jusqu'à la fin de la marée.
Il n'est pas permis de jeter les filets en mer avant le 25 }uin, parce que le poisson n'est pas encore arrivé à sa perfection, et qu'on* ne saurait le transporter loin sans qu'il se gâte. C'est en vertu d'une ordonnance expresse et des placards publiés par les états et par la ville de Hambourg, que les maîtres des buyses, les pilotes et les matelots prêtent serment, avant leur départ de Hollande et de Dantzig, de ne pas précipita* la pèdie.