Occitania» août 1888, pp
3. Les vœux exprimés par le Congrès valent la peine d'être notés : »
« Le Congrès d'Études languedociennes tenu à Montpellier à l'occasion du VI* centenaire de l'Université et de Jacme le Conquérant,
« Considérant les résultats donnés par l'enseignement du français au • moyen des dialectes et langues locales, « Émet le vœu :
< 1* Que les chefs de l'enseignement primaire prennent une série de mesures générales pour propager la connaissance de la méthode des versions languedociennes-françaises et en assurer la pratique ;
€ 2* Que la langue d'oc soit désormais inscrite dans "la liste des langues vivantes admises aux examens des instituteurs ;
« 3' Que le thème ou tout au moins la version en langue d'oc figure parmi les matières du certificat d'études primaires, et qu'il en soit de môme du basque, du breton et du roussillonnais, dans les départements où ces idiomes sont parlés.
c 4* Considérant que la Faculté des Lettres de Montpeftier a été, dans le Midi, la première où l'enseignement des langues romanes ait été organisé, et qu'il importe de continuer et de développer ces précédents, le Congrès
igO ' * t>ÉDAGOGIÈ RÉGIONALISTÈ
Quelques années plus tard, dans la môme ville, Savinien défendit lui-même, avec succès, la cause d'une méthode qui devenait de plus en plus sa méthode.
C'est pour l'exposer et la défendre qu'il fut appelé, quelques années après, le 9 avril 1896, devant le 36* congrès annuel des Sociétés savantes qui siégeait à la Sorbonne.
Son rapport : De l'utilisation des idiomes et dialectes locaux, et surtout de la langue d'oc, pour mieux apprendre le français, conçu, pour répondre aux exigences de ces sortes de communications, sous une forme un peu condensée, fut très remarqué des congressistes. Il reçut les plus vives félicitations du savant président, M. de Boislile, qui « s'associa pleinement au vœu, éminemment patriotique, dont il contenait l'expression* ».
A la suite de ce petit triomphe officiel, Savinien fut nommé, le 22 décembre 1896, inspecteur du district d'Avignon.
Il semblait que cette fonction, qui le mettait à la tète de toutes les écoles d'une province, lui était attribuée pour lui permettre de faire appliquer la méthode qu'il avait si généreusement conçue et si savamment défendue.
Dans cet Institut des Frères, créé pour aller au peuple et pour fournir précisément à la classe laborieuse un enseignement basé sur la langue niaternelle (ce qui, à
émet le vœu que la conférence de Philologie romane et le cours de Langue romane qui existèrent à la Faculté des Lettres de Montpellier pendant les années 1879-1883 soient rétablis sous les désignations qui leur furent alors attribuées. 11 pense, en outre, que ces deux chaires devraient avoir comme complément naturel une conférence de Littérature, d'Histoire et de Droit languedocien.
a Considérant l'importance croissante des études d'anthropologie comparée et le concours qu'elles apportent à l'élucidation d'une foule de points d'histoire générale, de sociologie et de criminalité publique, le Congrès émet le vœu qu'un Muséum d'anthropologie et d'archéologie préhistorique complète le cours d'anthropologie actuellement professé à la Faculté des Lettres de Montpellier. Il pense en outre que ce Muséum devrait être spécialement affecté aux découvertes et aux trouvailles faites dans les départements méridionaux. »
I. Voir le compte rendu de la séance dans le Journal officiel de la République française, i8 avril 1896.
APERÇU HISJ-ORIQUÈ tgt
l'époque de. son fondateur, était une révolution tout à fait semblable à celle que réclame Savinien), on aunait pu croire que la méthode qui portait déjà le nom d'un de ses membres allait trouver un terrain particulièrement favorable à sa prompte diffusion et à son complet épanouissement *.
Si Ton songe que, d'après les statistiques de 1900, le seul Institut des Frères des Écoles chrétiennes comprenait, dans ses écoles de France, près de 3oo,ooo enfants, on devine l'influence qu'aurait pu avoir un simple mot d'ordre, sagement mais énergiquement lancé.
Ce mot d'ordre. général ne fut pas donné.
Les essais, quoique remarquables, furent isolés. Parmi ses confrères, Savinien forma des disciples qui obtinrent
I. C'est, en effet, pour nous un grand sujet d'étonnement que l'Institut des Frères des Écoles chrétiennes ne se soit pas emparé de cette méthode qui répond si parfaitement à l'esprit de son fondateur et aux principes mêmes qui ont fait sa valeur, sa force et son succès parmi le peuple.
On a dit que la Révolution avait conquis le peuple parce qu'elle avait émancipé la démocratie en lui ouvrant les portes de la science.
Or, plus de cent ans auparavant, en 1679, un vénérable prêtre (dont la famille, origrinalre du Béarn, avait pour devise : Que sien toustjms ligatz amasse. Indivisa maneamus !), l'abbé de la Salle, sentant palpiter dans son cœur le désir universel qui grandissait déjà dans les masses, ouvrait ses écoles à tous les enfants de France en remplaçant le latin classique par la langue usuelle.
Par un instinct merveilleux de la logique naturelle et des besoins de l'enfant, il opérait ainsi dans l'enseignement une véritable révolution pacifique. Son programme se résumait en deux mots : aller du connu à. l'inconnu, faire apprendre la langue classique inconnue par la langue maternelle déjÀ connue.
N'est-ce pas le principe même de la méthode de Savinien ?
Nous n'ignorons pas que le Manuel pédagogique de l'abbé de la Salle, La Conduite des écoles, destiné originairement aux écoles françaises de Reims et de Rouen, semble interdire cette méthode, en spécifiant que l'abandon du latin officiel doit se faire au profit du français usuel. Mais nous nous demandons si, en s'appuyant sur ce document pour condamner radicalement, comme on l'a fait plus tard, les dialectes usuels à l'avantage du français officiel, on n'a pas agi précisément contre l'esprit du fondateur, tout en paraissant obéir à la lettre.
Nous aurions mauvaise grâce à insister, puisqu'on nous apprend que, dans la nouvelle édition de La Conduite des Écoles, les supérieurs généraux viennent d'introduire, un chapitre sur: Les moyens d'enseigner le français par les dialectes locaux.
192 PÉDAGOGtp RÉGIONA^SfE
dans leurs classes des succès égaux aux giens. Il eut aussi«des intitateurs. A Landivislau, le Frère Constantius composa une méthode pour apprendre le français par le breton. Le Frère Madiren faisait autant pour le flamand, tandis que le Frère Maxwel transformait l'enseignement primaire irlandais par remploi du gaélique.
Dans renseignement officiel, des expériences ont été tentées qui ont reçu l'approbation de Fautorité.
En 1886, M. Ricard, instituteur aux Milles, près Aix, présentait à l'approbation de M. Cochery un Cours de thèmes provençaux.
Voici la réponse qu'il recevait de l'Inspecteur primaire :
• J*ai reçu votre second cahier de thèmes provençaux, et je viens de le lire.
« Le provençal a sa littérature, et*de nos jours môme quelques auteurs ont publié des œuvres remarquables.
« Pourquoi n*en pas choisir les passages les plus agréables et conaposer une anthologie qui permettrait à Téléve d*en faire une traduction et de connaître en môme temps les chefs-d'œuvre composés dans son dialecte?
« J'ajoute que, pour les écoles primaires, il faut des œuvres modernes,*des idées modernes, des textes contemporains...
« Que vos élèves soient de notre temps, qu'ils comprennent la grandeur du XIX* siècle.
« Lorsqu'ils seront devenus hommes, ils pourront pénétrer dans les siècles passés, mais il faut, avant tout, que leur esprit soit mûr. Si vous publiez ces thèmes, je vous engage à mettre en note quelques indications philologiques qui permettront aux enfants de voir les rapports constants entre les mots du sud et du nord de la Loire. »
« Cochery. »
En i8g6, M. Cornud, directeur de l'école publique d'Orange^ écrivait à son inspecteur :
M Depuis 3o ans, l'enseignement de la langue française me donne beaucoup de mal et peu de résultats.
c Comme il n'est jamais trop tard pour se perfectionner, je viens d'essayer un nouveau genre d'exercices.
« Les élèves de l'enseignement secondaire classique doivent une grande partie de leurs progrès en composition française aux nom-
APERÇU HISTORIQUE igH
breuses versions qui leur sont donfiées. Pourquoi ceux de renseignement primaire ne feraient-ils pas, eux aussi, des versions ?
c Ils parlent généralement deux langues : le français et le patois local. Ceux de la région du Sud-Est connaissent plus ou moins le provençal ; ils pourraient donc faire des versions provençales.
« Ayant remplacé une dictée par la traduction d*un morceau d'un de nos félibres quej*ai écrit au tableau noir, j'ai obtenu aussitôt un résultat qui a bien son prix, surtout pendant la canicule que nous traversons : la version a fait bien plus de plaisir aux élèves que l'exercice ordinaire d'orthographe.
• Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, M. l'Inspecteur, nous continuerons de même une fois par semaine dans le cours supérieur ^ »
Le système pratiqué à Orange par Thonorable M. Cornud fut approuvé et reconnu excellent par M. L. Boyer, inspecteur primaire.
Nous avons déjà parlé de M. Em. Boudon, instituteur, et de son Manuel élémentaire de linguistique, pour l'enseignement du français par les idiomes locaux ■, ainsi que de M. Antonin Perbosc et de ses Sociétés scolaires traditionnistes.
Citons encore, pour les Alpes maritimes: A. Funel, instituteur à Vence; pour le Gers: M. Bénétrix, homme de lettres; et pour le Gard: M. Desmons, sénateur, qui ont appliqué ou fait appliquer la méthode avec le plus grand succès. A un moment donné, elle fut employée par près de 5,cxx) élèves des écoles primaires du Midi.
Tous les inspecteurs appelés à apprécier ses résultats ont distribué, non seulement des éloges et des encouragements, mais encore des prix publics. Les élèves instruits d'après ces principes fournissent des compositions où Ton trouve des qualités de forme et une richesse de fond qui indiquent un travail de réflexion personnelle et originale, qu'on ne rencontre pas au même degré chez les autres élèves de primaire.
I. L'Enseignement pratique, 20 août 1896, journal pédagrogrique paraissant à Pontivy.
a. Agen. Boucheron, 18^.
ig4 PEDAGOGIE RÉGIOKALISTE
On sait les succès remportés par les élèves de l'école d'Arles aux concours poétiques organisés par les félibres de Sceaux ou même par des Sociétés exclusivement françaises. En i883, le directeur de cette école reçut de la Société scientifique et littéraire de Digne une médaille d'or et obtint une médaille de vermeil à une exposition pédagogique de Londres.
Les savants les plus autorisés ont donné des éloges ou des encouragements. Il suffira de citer Gaston Paris, Paul Meyer, Michel Bréal, Antoine Thomas, Littré, Quatrefages, Paul Passy, Tabbé Rousselot, et parmi les plus distingués professeurs de /los Universités de province, MM. Léopold Constans, Chabaneau, Jeanroy, 'Bourciez, Clédat, etc., etc..
Il ne manquait dans la balance que le poids du génie. Mistral n'a pas oublié de l'y jeter. Profitant de la bonne fortune que lui fournissait la Sainte-Estelle d'exposer ses idées devant le grand maître de l'Université, en levant familièrement le verre en son honneur, il parla ainsi au banquet de l'Hôtel Continental, le samedi ii juillet 1889:
<( Il est admis, je crois, parmi ceux qui s'occupent de questions pédagogiques, qu'une place de plus en plus grande doit être, de nos jours, faite aux langues vivantes dans renseignement scolaire.
u Eh bien 1 sous les auspices du félibre ministre et du ministre cigalier qui réunit en ce moment la présidence de nos fêtes à celle du grand Conseil de Tlnstruction publique, je viens demander. Messieurs, à ce grand Conseil vénéré, non pas renseignement officiel du provençal dans les écoles de TËtat (Dieu me garde, et Sainte Estelle, de cette proposition dont je connais tous les périls), mais la reconnaissance de la langue d'oc comme vivante.
• Je vais m'expliquer là-dessus.
« On veut bien nous accorder au Collège de France, et çà et là, dans quelques Facultés de Lettres, le droit d'être étudié comme idiome mort.
n II est vrai qu'en dehors même de nos statuts et de nos chartes, indispensables à connaître pour l'histoire du Midi, quatre siècles de culture et de gloire littéraire nous ont bien mérité, ce me semble, cet honneur ; mais des obsèques, si royales qu'elles soient, ne sauraient consoler d'un enterrement hàtif, et depuis le jour astral ou un poète
lui a crié : Surge et ambula, la langue provençale, secouant son sommeil, naïvement se croit vivante.
« Serait-ce encore une illusion, comme tant cVautres qu'on reproche à notre Midi t sounjo-fèsto » ?
« Et tous nos paysans, et tous nos ouvriers, et toute cette masse rurale ou citadine, qui, chez nous, parle encore ou tout au moins comprend la « lingua rustica 0, inhérente au sol natal, ne parleraientils pas la langue des vivants ?
• Pourquoi donc les maîtres de nos écoles primaires et secondaires n*in8piferaient-ils pas à leurs disciples de province le respect et le culte j^es dialectes naturels, que le peuple conserve avec Tobstination du génie national ?
« Pourquoi les professeurs ne se serviraient-ils pas de ces parlers gallo-rdmains, pour montrer aux élèves les origines du français, et la cha1ne*qu*ils forment philologiquement entre le latin mort et le latin vivant. ■
Après le maître, les disciples.
A l'époque où le ministre de Tlnstruction publique s'occupait d'introduire de nouvelles réformes dans les programmes de l'enseignement, TÉcole parisienne du Félibrige lui adressait une lettre dont nous extrayons les passages principaux :
c L'opinion publique a accueilli avec un vif intérêt l'annonce des réformes que vous vous proposez d'introduire dans les plans d'étude des différents ordres d'enseignement....
« Nombre de bons esprits pensent que le plan des études primaires est quelque peu encombré, que le programme de l'examen pour le certificat d'études est chargé de matières trop générales ou même trop abstraites, dont Tassimilation rencontre dans les cerveaux enfantins de grandes difficultés, et dbnt Tutilisation pratique serait trop rare dans la vie de la grande majorité de nos élèves, pour qu'il y ait profit à leur en imposer l'étude dans leur enfance.
« Le^ programmes annexés au décret du 27JuiHet 1882 posaient des principes excellents : « l'éducation intellectuelle ne donne qu'un nombre limité de connaissances ; ~ l'idéal de l'école primaire n'est pas d'enseigner beaucoup, mais d'enseigner bien ; — l'instructio'n est restreinte, mais elle n'est pas superficielle, car ce qui fait qu'une instruction dans son genre est complète ou incomplète, ce n'est pas l'étendue plus ou moins vaste du domaine qu'elle cultive, mais la manière dont elle le cultive ; — la meilleure méthode pédagogique, surtout quand il faut s'adresser à l'intelligence des enfants, est celle qui procède toujours du connu à l'inconnu^ de ce qui est proche à ce
PÉDAGOGIE RÉGiONALlSTÉ
qui est éloigné ; Tassimilation des connaissances est ainsi rendue plus facile et plus attrayante.... »
M Telle est la méthode féconde en résultats que le décret de 1882 prescrit plus particulièrement à Tétude de la géographie...
« C'est devenu un lieu commun pour les économistes et pour les hommes politiques que de se plaindre de la dépopulation des campagnes. Il parait certain que Técole peut apporter à ce mal des remèdes efficaces. Le développement de l'enseignement agricole, son orientation vers Tutilisation pratique, permettront au cultivateur de tirer un plus grand profit de la terre; et l'enseignement de l'histoire, tel que nous le concevons, grandira en lui l'amour du sol natal par des liens à la fois matériels et moraux... Connaissant mieux son pays natal, l'enfant en sera plus fier, l'aimera mieux et se trouvera ainsi plus tard moins disposé à le quitter...
c De même que nous voudrions voir l'histoire générale éclairée en quelque sorte à la lumière de l'histoire locale, il nous semble que les parlers locaux devraient servir à l'étude de la langue nationale, pour laquelle ils sont les plus précieux des auxiliaires dans un enseignement conduit suivant une saine méthode.
t Ces parlers sont un instrument de comparaison d'une puissance et d'une précision sans égale ; ils joueraient dans l'enseignement primaire le rôle éminemment utile qui est dévolu aux langues anciennes et aux langues vivantes, dans l'enseignement secondaire.
a Tous les philologues s'accordent à dire qu'une langue est étudiée plus facilement et plus complètement quand on peut la comparer à une autre et surtout à un idiome voisin. A cô point de vue, l'enseignement primaire, surtout dans la partie méridionale de la France, dispose d'un instrument pédagogique qui peut rendre des services inappréciables. C'est l'avis de plusieurs des maîtres de l'Université. La méthode qu'ils ont préconisée a déjà subi la consécration d'une expérience qu'il y aurait grand intérêt à généraliser...
« Ici encore, les moyens d'application ne sont point d'une réalisation malaisée, et le corps enseignant pourrait rapidement et facilement être mis à même de les employer. •
Aucun document ne saurait nous faire connaître la réponse du ministre plus exactement que la lettre suivante d'Amouretti à Mistral, que nous avons eu la bonne fortune de retrouver :
« Paris, le II mars 1896.
< Mon cher Maitre,
c En réponse à la pétition que nous lui avons envoyée et qui a été insérée dans VAiàli, M. Combes nous avait conviés pour le vendredi 6 mars, & 8 h. i /a du matin.
u Là délégation qui est .allée au ministère, était composée de MM. Bonnaud, Laborde, Brun, Fourès, Maurras, Plantadis, Mazet et Amouretti.
c C'est notre secrétaire général, Charles Brun, qui a fait les présentations et qui a pris la parole au nom de TËcole parisienne.
« Le Ministre nous a accueillis avec une grande bienveillance. Il nous a dit que depuis longtemps il avait compris l'utilité des études locales ; deux ans de suite il avait fait inscrire au budget du Conseil général de la Charente-Inférieure un crédit de 5oo fr. pour les maîtres qui s'occuperaient de ces études. A présent qu'il est au ministère, il peut donner plus d'extension à ses idées ; et pour nous prouver la vérité de ce qu'il disait, il nous annonça qu'une circulaire était à l'étude pour recommander à tous les maîtres de France de rechercher tout ce qui touche à lei^r pays, à son histoire, ses dialectes, etc.. ^ •
Cette même année i8g6, se réunissait à Avignon un congrès composé presque uniquement de félibres militants, qui ne mirent à leur programme ni tambourins, ni farandoles, ni chansons, ni « Cours d'artiour». Hommes d'étude et d'action, ils ne recherchaient ni le bruit, ni Téclat extérieur.
Le^but était d'échanger des vues, de mettre en commun le résultat des expériences de chacun, d'établir un programme d'ensemble pour favoriser l'expansion de la langue d'oc, dans l'école surtout, comme auxiliaire du français, et aussi à la tribune et dans la chaire.