‹ La pédagogie révolutionnaireChapitre 12 sur 62 · Voy. le Rapport de Romme, I'© partie, 1'° question, etc · texte numérisé non relu

Voy. le Rapport de Romme, I'© partie, 1'° question, etc

du roi, qui le ralliait jadis, lui manqua. Ceux qui consentirent paraissent avoir misérablement échoué dans leur tentative ou traîné dans Tornière d'une routine dont on sentait maintenant tout le néant. La plupart, anciens clients des prêtres, ou ecclésiastiques eux-mêmes, refusèrent le serment, ne se présentèrent même pas aux concours * . La Révolution leur ôta l'éducation. Fit-elle pas mieux que de les laisser dispenser chez elle une éducation qui la ruinait? Fallait-il qu'elle attendît patiemment de savoir si, par suite d'une lente influence de l'esprit du temps, cette pédagogie ne se serait pas modifiée de manière à devenir supportable ? Gomme si la Révolution avait eu le loisir de faire délibérément une expérience qui, au bout' de plus de dix ans, s'est trouvée négative pour les établissements qui purent subsister !

En résumé, le système d'instruction publique antérieur à la Révolution était fondé sur l'esprit religieux. A cause de cela, il ne pouvait devenir et ne devint pas, en effet, conforme à l'esprit révolutionnaire. En proclamant la liberté de conscience, la Révolution se contraignait elle-même à supprimer des établissements d'éducation qui ne reposaient que sur un culte exclusif et dominateur. D'autre part, une immense aspiration du siècle et du peuple, d'où elle sortait elle-même, la pressait d'organiser un grand système d'instruction vraiment pratique et national. Les institutions chargées de distribuer l'enseignement devaient plutôt tromper cette tendance que la satisfaire. Il fallait absolument^ pour y répondre^ un esprit et une administration laïques. Il est donc natu-

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