Voy. Babeau, VÉcole sous la Révolution
rel, légitime et nécessaire, selon nous, que la Révolution ait détruit les anciennes institutions cléricales et tenté d'appliquer à la France, dans sa crise, le remède héroïque d'une organisation pédagogique toute nouvelle.
Nous sommes, en effet, de ceux qui, en fait d'instruction, sont disposés à en accepter et à en dispenser quelque quantité que ce soit, et une petite à défaut d'une grande, tenant pour vérité qu'une demiinstruction vaut déjà mieux que pas d'instruction du tout. Mais il en est tout autrement de l'éducation, et nous pensons que le défaut d'éducation vaut mieux qu'une mauvaise. Je ne sais plus quel orateur de la période révolutionnaire rappelait l'anecdote de ce musicien de l'antiquité qu'on payait pour jouer de la flûte et qu'on payait double pour se taire. Tels les mauvais pédagogues, et particulièrement ceux de l'ancien régime au moment qui nous occupe. La Révolution fît bien de les faire taire et de ne pas les payer pour cela.
LA PÉDAGOGIE RÉVOLUTIONNAIRE 5i