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auraient leur place. J'en ai comme esquissé quelques traits dans mes travaux du Dictionnaire de pédago^ gie^ par mes articles sur Gassendi, Helvétius, d'Holbach, LaMettrie, Leibniz même.
Je n'ai pas cru devoir exposer ce que fut l'administration de l'instruction publique pendant la période révolutionnaire, ni ce qu'elle a fait en France pour la conservation et l'accroissement de nos trésors artistiques, littéraires et intellectuels. La Révolution a été durement jugée sur ce point parles légendes et par les histoires. Mais elle a été vengée dans un livre excellent, le Vandalisme réoolutionnaire, de M. E. Despois; j'ai eu Toecasion de renvoyer le lecteur à ce livre; je n'avais pas à revenir sur le sujet qu'il traite avec tant de supériorité.
J'ai négligé le problème qui consiste à chercher quels furent les effets de cette administration sur l'éducation du peuple et de la France en général. Si ce problème peut être résolu, c'est par des travaux partiels analogues à ceux qui nous ont été déjà donnés, et où on comparera, avec des renseignements sérieux, l'état de l'instruction d'un pays déterminé, avant et après la Révolution. Il n'est pas sûr que ce travail puisse être fait pour beaucoup de contrées avec des documents suffisants. S'il peut être fait, il n'est pas sûr qu'il. ne donne pas des résultats disparates et
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incohérents. A supposer qu'il en sorte un résultat général défavorable à la Révolution, on n'en pourrait peut-être rien conclure encore contre Tadministration et la pédagogie républicaines ; car il faudrait, parmi les causes de cette éclipse, d'ailleurs douteuse et momentanée, de Tinstruction publique, faire la part des événements politiques, sociaux, militaires q.tii absorbèrent alors si extraordinairement l'énergie de la nation. Cette enquête sera donc curieuse, intéressante, mais elle ne contiendra aucun enseignement pour le temps présent.
Il m'a paru plus utile d'étudier les documents pédagogiques à un point de vue purement théorique, en les considérant comme les manifestations précieuses des différentes forces politiques, des différentes doctrines sociales dont la Révolution fut tour à tourle champ de bataille et d'expériences; de montrer ces documents dans toute leur originalité ; d'en marquer les erreurs, les utopies, et d'en dégager aussi ce qui en était conforme au génie de la France. Voilà du moins ce que j'ai voulu faire.
J'ai suivi, pour l'histoire, M. Guillaume, dont les articles du Dictionnaire de pédagogie sur la Convention, le consulat et les assemblées du Directoire font époque dans la question que j'avais à traiter. Je me suis aussi servi utilement du livre de M. Hippeau,
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qui en réunissant des documents dont j'avais besoin m'a épargné beaucoup de recherches.
Enfin, je dois remercier mon ami Charles Chabot, mon camarade d'École Normale, professeur de philosophie, qui, en mon absence, a bien voulu prendre sur son temps pour corriger les épreuves du livre que nous donnons au public.
Heidelberg, 7 décembre 1882.
LA