‹ La pédagogie révolutionnaireChapitre 57 sur 62 · Encore l'inspiration de Jean-Jacques · texte numérisé non relu

Encore l'inspiration de Jean-Jacques

2. Belle idée ! pcmplacer rinstriiction primaire par le travail des canlonniers !

3. Et pourtant Lepelletier aurait certainement voté; en n^obéissan^

Enfin un parti plus général ne serait peut-être pas impraticable.

Je voudrais qu'on établît dans les maisons d'institution divers genres de travaux auxquels tous les enfants sont propres, et qui, distribués et répartis dans tous ces établissements, grossiraient sensiblement pour la République la masse annuelle des productions manufacturées K

J'appelle sur cette vue importante d'économie politique l'attention et le génie des citoyens intelligents dans les arts. J'offre un programme à remplir sur cet objet, et je demande que la nation promette une honorable récompense pour tous ceux qui indiqueront un genre d'industrie facile qui soit propre à rem plir la destination que je vous propose.

Régler sa vie et la plier au joug d'une exacte discipline sont encore deux habitudes importantes au bonheur de l'être social. Elles ne peuvent se prendre que dans l'enfance; acquises à cet âge, elles deviennent une seconde nature.

On calculerait difficilement à quel point une vie réglée et bien ordonnée multiplie l'existence, moralise les actions de l'homme, fait entrer dans la conduite tout ce qui est bien, et la remplit tellement d'actes utiles, qu'il n'y reste plus de place, si je puis parler ainsi, pour tout ce qui est vice et désordre.

Je n'attache pas un moindre prix à l'habitude d'une austère discipline. Souvenons-nous que nous élevons

qu'à son cœur, la loi sur la limitation du travail des enfants dans les manufactures.

1. Voilà justement la concurrence dont se plaignent, npn sans rai-^ son, nos ouvriers.

des hommes destinés à jouir de la liberté, et qu'il n'existe pas de liberté sans obéissance aux lois ^.

Ployés * tous les jours et à tous les instants sous le joug d'une règle exacte, les élèves de la patrie se trouveront formés à la sainte dépendance des lois et des autorités légitimes. Voyez ce jeune soldat avant qu'il ne s'engage, et retrouvez-le après qu'il a servi quelque temps ; ce n'est plus le même homme ; ce changement est pourtant l'ouvrage de quelques mois de discipline militaire. Combien ce moyen ne sera-til pas plus efficace, étant dirigé sur les organes souples et flexibles de l'enfance, modifié avec philosophie et mis en œuvre avec habileté et intelligence^!

Sans l'éducation commune et nationale, il est également impossible de créer les deux habitudes importantes que je viens de développer *.

Sans l'éducation nationale, il vous faut aussi renoncer à former ce que j'appelle les mœurs de l'enfant, qui bientôt, parce plan, vont devenir les mœurs nationales; son caractère, un langage qui ne soit pas grossier, l'attitude et le port d'un homme libre, enfin des manières franches, ésralement distantes de la politesse et de la rusticité. Entre citoyens égaux d'une même République, il faut que ces divers avantages de l'éducation soient répartis à tous ; car on a beau

1. Sans doute ; mais la liberté et l'obéissance aux lois ne s'apprennent pa-* dans Venfance par une austère discipline qui fait trouver toutes les lois typîinniques.

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