LE PORTRAIT AU XIX SIECLE
Au XYU!" siècle, TAllemagne avait produit d'excellents peintres de portraits : Denner, Chodowiecki, Graff, Angelica Kauffmann; tenu pour un genre inférieur, le portrait échappait aux lois de Testhétique; et ces maîtres Furent tous des réalistes^ scrupuleux du détail, habiles a saisir la ressemblance de leurs modèles. Mengs lui-même ne tenta point pour le portrait la même réforme que pour la peinture d'histoire; et nous goûtons plus aujourd'hui ses douze pastels du Musée de Dresde que ses fresques et ses tableaux mythologiques.
Mais les idéalistes ne profitèrent point de cet enseignement : pour eux, l'art ne pouvait avoir qu'un but, la beauté absolue. Si Schadow et Rauch n'osèrent pas changer les types trop connus de Frédéric II, de Ziethen et de Blucher, Thorwaldsen donnait le même visage classique à tous les personnages dont il faisait la statue. De même, les peintres. Nous avons un dessin, qui représente en buste les deux chefs de l'école de Rome : le portrait de Cornélius est d'Overbeck ; celui d'Overbeck de Cornélius. L'une et l'autre figure ont du caractère mais ce sont des types idéalisés, (l)
Quand le peinture d'histoire remplaça la peinture idéaliste,
(l)Ilexi8t:! plusieurs portraits peints par Cornélius, dont deux an Musée de Dusseldorf, mais il les peignit jeune, alors qu'il imitait Diirer et pas Michel-Ange.
t06 LA PEINTURE ALLEMANDE
Kaulbach crëa le portrait décoratif; son art exagère la manière du siècle dernier : dans de somptueux appartements aux riches draperies il peint les souverains vêtus d'un uniforme ou du manteau de cour. Ainsi les portraits du roi Louis I" et du roi Maximilien à la Nouvelle Pinacothèque.
Gustave Richter surpassa Kaulbach dans ce genre particulier. L'une de ses œuvres est devenue populaire. Elle représente la reine Louise de Prusse, mère de Tempereur Guillaume V\ Un coloris un peu terne, une pâte un peu molle. Sous le ciel sombre, un parc, des bustes d'empereurs romains; à droite la dernière colonne d'un portique, où l'on accède par. un perron. Calme, la reine descend ce perron, vêtue d'une robe blanche qu'une 'ceinture rose attache sous le sein à peine découvert. Ses bras sont nus, la main gauche retient la traîne du manteau de velours bleu bordé d'hermine, qui pend du bras droit replié sur la taille. La broderie de la robe et des souliers est d'or. De longues boucles blondes que couronne un diadème d'or; un voile qui, entourant la tète et le cou, flotte sur l'épaule gauche. Le beau visage nous apparaît de face : l'ovale régulier, les joues pleines, la bouche petite, aux lèvres rouges bien dessinées, le nez droit et, sous les fins sourcils espacés, de grands yeux bleus rêveurs.
M. Ferdinand Keller est aujourd'hui le seul maître de ce genre. Son talent vigoureux, son coloris chaud ne craignent pas l'emphase. Il a peint un beau portrait de l'empereur Guillaume II. D'épaisses draperies aux lourdes franges; sur une estrade couverte d'un tapis, le trône du style baroque le plus riche : pour bras, des têtes de lions; sur le dossier, les médaillons de Guillaume T' et de Frédéric II ; au-dessus, un ange tenant une couronne de laurier. En avant du trône, l'empereur debout, en uniforme de cuirassier blanc, le manteau d'hermine traînant par terre. Tète nue, les deux mains appuyées sur la poignée du sabre, il semble regarder dans l'avenir.
RICHTER (CUSTAV)
LA BEINE LOUISE DE PRUSSE (1879) H. S-,t] — !.. l-,49.
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oMfHC Kerlln ri Pariil Copjrriqkt.
L'art de Técole de Munich marque le premier effort du portrait vers le réalisme.
Piloty suivit d'abord la tradition de Kaulbach, comme dans son portrait équestre de l'impératrice Elisabeth d'Autriche. Mais ses qualités propres l'emportèrent sur l'enseignement de son maître : dans sa girande fresque de Munich , entouré des Bava" rois illustres f comme dans les portraits de ses enfants, il se montre grand coloriste et fin psychologue. Les qualités de Piloty restèrent celles de l'École; nous les retrouvons chez MM. de Lenbach, Benczur, Habermann, Dcfregger, Gabriel Max, F. -A. de Kaulbach, et chez ceux dont l'art relève de celui de Munich, MM. d'Angeli et de Munkacsy (l).
De ces peintres, deux surtout sont connus comme portraitistes : MM. de Lenbach et F. -A. de Kaulbach. Gomme je consacre au premier un chapitre spécial, je ne parlerai ici que du second.
Chez M. de Kaulbach, des formes qui rappellent parfois Botticelli, des couleurs empruntées aux Vénitiens corrigent ce qu'une facture imitée de Franz Hais pourrait avoir de rude. Le tempérament du maître est d'un aristocrate nerveux et raffiné. S'il a donné de beaux portraits de femmes âgées, et de charmants portraits de jeunes filles, c'est la femme de trente ans qu'il peint de préférence. Gomme amoureusement il fait à son modèle le décor qui lui convient, lui cherchant, avec de beaux meubles, des tapis moelleux, de nobles tapisseries, d'épais velours, des peluches chatoyantes. Gomme amoureusement il compose pour son modèle une toilette qui
'1) Parmi les peintres allemands de celte éjioque. Ton est obligé de citer Winterhalter ;L808-73\ formé à Carlsruhe et à Munich; 1834 à Paris, 1871 à Carlsrulie.
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soit à la fois de la mode d'aujourd'hui et de Tart de toujours : il peint volontiers la poitrine et les bras nus, parfois il détache le visage sur Tombre d'un grand chapeau. La pose est toujours d'un maître, la facture souple, tantôt caressante et tantôt spirituelle jusqu'à la rudesse, mais toujours Ton y sent Thomme du monde : ses compliments ne sont pas des flatteries et ses plaisanteries n'offenseront jamais (1).
L'art éclectique de Munich ne pouvait convenir aux artistes du Nord ; plus sincèrement réalistes, ils s'inspiraient de Denner, de Graff et de Chodowiecki.
Rethel a laissé un beau portrait de sa mère. M. Knaus peignit en 1856 celui de Ravenée, le fondateur de la célèbre galerie de Berlin. Une salle, dont la muraille est tendue d'une tapisserie à grands personnages. Ravenée, dans un, fauteuil, regarde le Liseur de Meissonier. Presque de profil, les jambes croisées, il essuie ses lunettes. Tout dans son visage exprime l'attention : le front dénudé, la double ride entre les yeux plissés, ternes comme ceux des myopes, le nez fort, les lèvres sèches, le menton un peu lourd.
Parmi les bonnes œuvres de M. Knaus, il faudrait encore citer les portraits de Mommsen et d'Helmholtz (2).
Aujourd'hui les deux maîtres en faveur dans l'Allemagne du Nord sont M. Pohle de Dresde et Koner de Berlin. Ce dernier a peint un bon portrait du professeur du Boi^-Reymond,
.1") Parmi les |iortrai(8 les plus connue de M. de Kaulbacli, je citerai : l'empereur Guillaume II, Timpératrice d'Allemagne avec sa fille, la grande -duchrsso Victoria de Hessc, la grande-duche«âe Serge de Russie, etc.
^2) Rahl de Vienne et Plockhorst de Du^tseldorf ont donné de bon8 portraits. L'œuvre la plus connue de M. Pohle (1841) est le portrait du peintre Louis Richler (1879). M. Koner (1854) est aujourd'hui le peintre préféré. de l'empereur et de la société de Berlin. M. Vogcl a un bon portrait du boui'gmestre Wersmann au musée de Hambourg.
(exposé à Muoicli en 1898). Le célèbre physiologiste fait son cours à l'Université de Berlin. Debout contre le mur, de face, les mains appuyées sur les bords de la chaire, dont nous ne voyons que la tablette. Vêtu simplement. Cheveux blancs, longue barbe blanche taillée en pointe, à peine de moustache. La bouche un peu dure, le nez fort, une expression décidée dans les yeux, moins pour le regard même que pour la ligne delà paupière un peu lourde et le trait des sourcils. La pose, Tair dii visage, tout dit Thomme d'esprit positif, qui dans les propriétés des organismes voit seulement l'application des lois delà physique et de la chimie.
M. Yogel cherche à concilier Tart ancien et Tart moderne. Il place volontiers ses figures en plein air contre un fond d'arbres. Ainsi Mère et Enfant du musée de Bjsrlin, et la Mè7*e i/alienney exposée à Dresde en 1899.
Mais des portraits de cette école, qui admet le naturalisme sans en accepter toutes les conséquences, le plus intéressant est sans doute YIbsen de M. Frithjof Smith (1890).
La chambre d'Ibsen, quelques tableaux, une petite bibliothèque basse. Dans la fenêtre d'où vient la lumière, une table avec des papiers bien classés. Et, devant cette table, sur laquelle s'est posée sa main droite, Ibsen dans un fauteuil renaissance : retourné vers nous, la redingote déboutonnée dans le haut, la main gauche fortement appuyée sur la cuisse. Le visage de face. Les longs cheveux blancs, droits, ébouriffés, tout à l'arrière de la tête; le grand front doublé de la moitié du crâne lisse, avec les veines des tempes gonflées, un faisceau de petites rides au-dessus des sourcils froncés. Deux plis de part et d'autre du nez long et gros dans le bout. La bouche, le menton rasés. Les lèvres pincées, celle du bas trop forte. L'intérêt du visage est surtout dans les yeux que ne cachent pas les lunettes énormes; deux yeux perçants, sans pitié dans leur moqueuse observation. L'on a dit spirituellement que ce portrait d'Ibsen semblait d'un vieux procureur devenu Jupiter Olympien, et tel est bien son caractère; il apporte à l'étude de
la psychologie l'esprit d'un procureur, mais ni son goût de la
chicane, ni son pessimisme ne rempèchent de juger la vie et les hommes avec le calme d'un Goethe. (1)
L'évolution de Técole allemande voulait que Tart du portrait progressât encore dans la voie du réalisme et devint proprement naturaliste.
Des maîtres naturalistes, plusieurs se rattachent à la tradi* tion de Schaffner, de Diirer, d'Holbein et de Denner. Ils font net, accusent chaque trait, peignent chaque poil, chaque détail de la peau; ils excellent à rendre les yeux, la rétine humide, la paupière rougie et fatiguée. De ces maîtres le plus connu est M. Leibl : il a peint et des portraits, et des tableaux de la vie paysanne, mais de fait tous ses tableaux sont des portraits.
Parmi les œuvres qu'il parait avoir inspirées, je citerai celle d'un jeune peintre de Dresde, M. Richard Miiller (1875) (médaille d'honneur à Y Exposition allemande de Dresde en 1899). — Peint sur bois. Une fille de la charité. Assise de côté. Sous la cornette, le visage presque de trois quarts, le nez lourd et pointu, comme une moue dans la bouche, les yeux indifférents. Les mains, posées sur les genoux, tiennent un livre. Le pouce recourbé de la main gauche presse sur la reliure, l'index semble tordu par l'angle dulivre^ qui appuie sur la dernière phalange ; la peau molle de la première jointure fait un pli et le doigt semblerait cassé (:2).
D'autres peintres naturalistes cherchent avant tous les effets
(1) M. Kiesel (1846) de Berlin est un portraitiste de femmes très en vogue. Son art se rattache à l'ancien art de Dusseldorf.
(2) M. Menzel a donné quelques bons portraits, dont l'un au Musée de Hambourg. Il faut encore citer M. Kiessiing (1836^ de Dresde, qui a exposé en 1899 un bon portrait du peintre M. Kuelil.
de la'lumière, M. Liebermanu avoue quMl ne peut s'imaginer la forme d'un objet sans la couleur. Il ne dessine pas, toutes ses esquisses sont au pinceau. Nul mieux que lui n'a saisi Tins** tantané, fixé pour jamais une moue, un sourire ou même une grimace. Peu lui importe la beauté ou la laideur de son modèle; son indifférence estrindifféreuce même de la nature.
Voici le portrait de M. Virchow. Debout, contre un fond brossé, le professeur appuie son bras gauche sur la chaire, il a la main droite contre la hanche. La barbe blanche cache la bouche sans lèvres. Sousleslunettes, on distinguedes yeux perçants malgré leur myopie. Le front fuyant aux arcades sourcillières fortement indiquées, les plis des joues, le menton avançant donnent au visage une grande énergie (1).
Toujours sincère, toujours hardi, M. de Uhde aime à changer sa manière. Quelquefois il peint noir et son style rude rappellerait un peu les Espagnols. Ainsi quelques portraits de femmes, l'acteur WoUmuth en Richard III et surtout un Homme âgé exposé à la Sécession de Munich en 1898. Debout, une main dans Téchancrure de la grande lévite entrouverte sur la poitrine, Tautre appuyée sur le dossier d'une chaise de paille. Le pantalon relevé laisse voir des bas sales et de gros souliers. Le buste renversé, la tête de côté. De longs cheveux ébouriffés, une ombre de moustache, mal rasé, joues pleines, le nez luisant^ de gros plis sous les yeux, qui regardent de coin, un air cynique dans la bouche.
M. de Uhde a peint quelques portraits en plein-air ou même en pleine lumière, ceux de ses filles surprises dans leurs jeux d'enfants ou dans leurs occupations de jeunes filles. Le dernier est un chef-d'œuvre. Sous les arbres, un rayon de soleil frappe en plein les visages, les vêtements sur qui tremblotent les ombres des feuilles. Les poses naturelles. La plus jeune sœur, vue de face, lit, accoudée sur la table; les
(1) Parmi les portraits de M. Liebermann, je citerai celui Ju boui^gmestre Peteraen à Hambourj;, un portrait et un pastel de M. Gerhart Hauptmann, Tauteur dramatique, puis récrivain Théodore Fontane, le cnii(|ue d'art M. Wilbelm Bode, un excellent portrait de 9e» enfants.
mains sur Je dossier de la chaise, Tainëe se penche pour regarder. La troisième vient de se lever, la main gauche appuyée sur le banc; c'est sans doute pour voir son père, car^ au premier plan du tableau, le chien se met en arrêt, la tête haute.
Dans le portrait comme dans tous les genres, les peintres qui cherchaient avant tout la vérité, durent reconnaître qu'elle est subjective, et leur art, naturaliste d'abord, se fit impressionniste.
M. Â. de Keller a d'excellents portraits de femmes dans les tons violets, qui lui sontchers et d'une pâte si épaisse que pour les bijoux, certains plis du vêtement, elle est proprement en relief. En voici un de 1889. Contre un fond violet, une dame assise sur un grand sofa, que couvrent des coussins, un bouquet, une peau d'ours jetée en travers. En robe blanche à Ion-» gue traîne, décolletée, un boa de fourrure sombre autour des bras, un collier, un croissant de diamants dans les cheveux châtains; la main gauche touchant le sofa du bout des doigts^ la droite appuyée sur la robe et tenant l'éventail. De trois quarts, jeune, jolie, le type allemand, un aimable sourire sur la bouche entr'ou verte, le regard à la fois rêveur et gai. Les fourrures, les étoffes, les bijoux d une belle facture. Toute la pièce dans la pénombre ; la lumière, qui vient du côte gauche, tombant en plein sur la robe blanche et le fin visage aux yeux noirs.
M. de Habermann (1849) donne à beaucoup des femmes qu'il peint cet air particulier qu'ont les personnages de ses tableaux, son Hérodiade par exemple. Dans des effets de clair-obscur, avec des couleurs chaudes, il nous montre volontiers des dames en toilette originale, la taille svelte, le cou très long, de grands yeux, le front haut mais étroit aux bosses accusées par des ombres, les narines frémissantes, le menton volontaire, la
bouche expressive; ce sont des modernes, nerveuses, coquettes mais involontairement, et pourtant cruellement coquettes, sentimentales à leur manière mais changeantes dans leurs sentiments et conscientes des changements passés comme des changements à venir, sensuelles peut-être mais d'une sensualité raffinée et toute d'imagination, qui se plaît à la musique étrange, à la poésie étrange, à tout ce qu'elles croient comprendre et qui n'est pas fait pour être compris, à tout ce qu'elles croient sentir après Fauteur et que l'auteur n'a jamais senti.
Dans ses premières œuvres, M. TrUbner (1851) rappelle Stevens par la qualité de la pâte et la vigueur des tons. Ainsi Dans r atelier (1872). De face, dans un grand fauteuil renaissance, l'éventail à la main, une dame, en toilette brun-clair, tolirne son visage, vu de profil, vers le peintre assis près d'elle et vêtu de noir. La main gauche sur le dossier du grand fauteuil, le coude droit sur le bras, le peintre appuie son menton dans sa main. Son grand chapeau nous laisse à peine distinguer ses traits. L'œuvre, volontairement un peu sombre, est toute entière d'une belle facture. Aujourd'hui M. Trûbner devient franchement impressionniste. Dans son Poi-iraii en armure^ il procède par taches, évite les modelés, cherche toujours l'effet et l'atteint quelquefois. (1)
Chaque année, la manière des jeunes impressionnistes s'affirme davantage. M. Erler est le plus vigoureux. Parmi ses dernières œuvres, il faut mentionner un beau portrait de M. Strauss, le compositeur de Zarathusti-a (Exposition de Dresde, 1899), une dame en noir d'une rare vigueur et La joueuse de guitare espagnole : culotte et bas noirs, chemise blanche, mantille noire, la main droite sur la hanche, la gauche tenant la poignée de la guitare. Déjà vieillissante, lesmem-
(i) Après M. Stuck^ coloriste puissant mais volontairement brutal, il faut encore citer M. Schuster-Woldan, qui peint des figures de Botticelli avec des couleurs un peu molles et des effets de lumière empruntés aux Hollandais, M. Samberger un portraitiste énergique et sombre, qui procède de M. Stuck ; puis MM. Herterich, et SIevogt, qui décomposent toutes les couleurs, M. Exter, le plus brutal de tous, dont la manière exagère Manet, M. Witzel, M. Ziegler, enfin la jeune école de Munich, MM. Eichler, Mitnzeri Hofer, Puttner.
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bres alourdis, les chairs flasques; dans le visage fatigué, au menton carré, aux traits durs, seuls les yeux ont conservé Téclat de la jeunesse (Exposition de Munich, 1899).
Ainsi Técole allemande du portrait s'essaie dans tous les genres et dans tous avec succès. Mais c'est dans le genre de Piloty qu'elle a trouvé son meilleur maître, M. de Lenbach. La manière de ce dernier peut sembler conventionnelle ; cependant, si nous négligeons une convention, qui nous étonne aujourd'hui pour n'être plus la nôtre, nous reconnaîtrons dans son œuvre variée les qualités de tous les genres : quelques-unes sans doute y sont à peine indiquées, mais d'autres ont trouvé dans cette œuvre leur expression la plus complète.