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D'autres artistes cherchent à Tënigme humaine une réponse moins triste. Grand poète comme les maîtres anglais et comme eux peintre hésitant, M. Hans Thoma ;B*inspire d'abord des paysanneries allemandes et françaises.
Ainsi Le Violoniste de village (1871). Des champs, plus loin une maison. Contre une barrière, à l*ombrc d'un arbre, un enfant assis sur un billot. Il joue du violon en étudiant un livre posé sur ses genoux. Blouse, pantalon retroussé, gros souliers. Figure de grande bonne volonté, d'énergie douce et de médiocre intelligence.
Viennent ensuite des mythologies dans le style de Bôcklin. Flore assise, des fleurs dans sa robe, Tair douloureusement étonné. Éprise sans doute du beau pâtre nu, qui boit à la fontaine. Derrière eux, des Amours.
Le vieillard de la mer. — Sur un rocher, au bord de l'Océan, le vieillard accroupi, le menton entre les genoux, les jambes relevées et serrées dans les bras. Autour de lui, des phoques coquetant comme des chiens.
Enfin M. Hans Thoma se crée un art personnel. Comme Rousseau, il rêve de l'humanité affranchie de la civilisation et retournant à la nature. Dans des paysages qui rappellent Puvis
Voici les premiers tableaux, qui, avec le Combat de Faunes, ont décidé du succès de M. Stuck (1889).
Innocentia. — Sur un fond d*un blanc écailleux, le buste d*un jeune garçon au visage pâle, aux bras nus, la poitrine recouverte d'une gaze blanche, moins écailleuse que le fond, mais moins douce que les clinirs. L'enfant tient dans ses mains un lys. Du fond blanc, rien ne se détache que les cheveux noirs, les lèvres rouges, et les grands yeux sombres au regard un peu triste dans leur naïveté.
Le Gardien du paradis. — Gomme fond, Téblouissement du Paradis; des fleurs de toutes les nuances, mais toutes ces nuances fondues dans Téblouissement; et Ton dirait des fleurs de pierres précieuses; c*est en plus fruste le même art que le Givre de Monet. Devant, en pleine lumière, TAnge, s'appuyant sur Tépée lumineuse, fortement posée à terre. Toujours ses grandes ailes d'ombre défendront h Thomme le bonheur. (En 1891, le Paradis Perdu^ exp. à Paris 1900.)
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de Ghavannes, mais avec un colons sombre et même dur, M. Thoma nous montre ici la vie simple du Paradis Terrestre, des Faunes et des Nymphes de Bôcklin, des moutons paissant près des lions. Là c'est le jeune homme, formé par Téducation anglaise, qui, sain, bien fait, sans se troubler de science ni de philosophie, se développe par le sport et la vie en plein air. Sous les arbres que le printemps commence à verdir, dans les pelouses fleuries, au bord d'une rivière aux calmes circuits, le nouvel Emile dompte des chevaux, joue du chalumeau ou se mêle aux rondes des jeunes filles (1).
Coloriste éclatant, le plus hardi des impressionnistes, M. Louis de Hofmann (1861) a d'abord cherché lacausedu mal dans le Péché originel, [Sécession de Munich, 1893). — Comme fond, le paradis terrestre, qui lentement s'engloutit sous l'eau des lacs toujours plus haute. Dans la clarté fantastique, les arbres du Paradis flamboient, rouges, verts, jaunes avec des tonscrus; dans l'eau étincelante, leurs reflets flamboient rouges^ verts, jaunes, avec des tons fondus. Des algues, des narcisses, des fleurs de la rive l'on ne peut distinguer les fleurs reflétées ; et Ton croirait que ces fleurs sont de feu.
Au premier plan, Adam et Eve assis. Des figures plus grandes que nature, le dessia lâche et souvent incorrect. A gauche, Eve, la tête contre ses bras croisés sur les genoux; si grande est sa honte qu'elle n'ose montrer son visage. A droite, Adam, aux traits d'enfant, son coude gauche sur le genou, son menton dans sa main. Il regarde Lve coupable d'un air triste, naïf et rancunier.
Puis comme M. Stuck explique l'énigme du monde par l'idée de la lutte, M. de Hofmann lui trouve cette solution : l'ivresse de vivre..
(1) L'on doit à M. Hans Thoma des paysages aux ions sombres et d'un ^tyle décoratif; des portraits^ le meilleur, de lui-même; des scènes symboliques comme le Gràl; d'excellentes litbo^jraphies , comme la Fuite. en bgypte.
Tempête de printemps, — Un tableau moins grand, au dessin plus ferme, au coloris moins dur mais aussi éclatant. L'inspiration est celle du poète Japonais : « Qu'entends-je? L'orage, la tempête. Pêcheurs, rentrez en toute hâte. Non, non, soyez sans crainte; la montagne a bien son orage mais un orage de fleurs naissantes. »
Au bord de la mer. Le vent pousse les nuages», pousse les vagues aux crêtes d'écume. Au devant de la tempête, leurs cheveux , leurs vêtements rejetés derrière eux , un jeune homme , deux jeunes filles courent comme des fous. Le jeune homme nu. Il tient par l'épaule sa compagne de droite : vêtue d'une tunique, le cou nu, les pieds nus, celle-ci regarde vers la mer, étonnée. L'autre femme, le buste découvert, un profil de Botticelli, les traits durs, les yeux hantés par Tidée fixe. De son bras droit elle enlace le jeune homme qui l'a prise par la taille. Elle a son poing gauche sur la hanche. Son manteau, sa jupe ses cheveux flottent au vent. Tous sont ivres de la senteur marine, ivres de lutte, d'amour, de printemps et de vie. Sombres cependant : l'ivresse de la lutte, de la folie, pas celle delà joie (i).
Puisque la jeune école symboliste prétend nous révéler l'état moral de l'Allemagne contemporaine, cherchons quels
(i) Il faut ciler aussi les illufltrations de M. de HoFmann pour le Pan : une ronde de jeunes Biles pour la poésie de Rainer Maria Rilke. « Jeunes filles, vous semblés les jardin par les soirs d'aviil : dans beaucoup de directions le printemps, mais nulle part un but; • Adam et Eve; une ballade; dessin pour un miroir.
M. de HoFmann a peint de nombreux tableaux. Les meilleurs sont Lever du xoleil (1894), %//e (iii^96), Baigneuses (1898), Source (1898).
Nombreux sont les artistes, qui, à l'exemple de ces maîtres, cherchent à trouver de nouveaux symboles pour des idées nouvelles, à rendre ces symboles par les formes et les couleura de l'impressionnisme le plus hardi : A Munich. — M. Vols (1855), un précurseur I M. Schuster-Woldann ; puis les chefs de la jeune école : M. Extcr (1863), M. Hertericb, M. Max SIevogt, M. Corinih, M. Samberger (1861), M. de Zumbusch; M. Riemerschmied (1868) (Paradis à Dresde); M. Hart-
sont les sentiments et les croyances des représentants les plus connus de cette école. A peine chez quelques-uns retrouvet-on ridée d'une Providence ou même d'une Raison supérieure, qui dirigerait le monde. Dans la nature comme dans l'humanité, la plupart voient Faction de forcés aveugles. £t, comme la philosophie nouvelle n'admet plus la Providence, elle n'admet plus la vie future. Longtemps l'Allemagne avait gardé la consolation de l'idéal : Dieu repris dans le cœur de l'homme, suivant l'expression des théologiens protestants; l'homme idéal, suivant celle de Schiller et de Hegel. Mais la philosophie moderne répudie aussi l'idéal. En face de ses passions et de ses maux, l'homme se trouve donc sans foi comme sans espérance. Ses maux lui apparaîtront dans toute leur hideur, ses passions dans toute leur brutalité.
Son premier sentiment sera celui de la dépendance^ tel que M. Sasha Schneider le représente dans un dessin devenu populaire. — De ses bras étendus un gigantesque monstre noir forme un cirque : au fond, la tête hideuse aux yeux de feu. Dans le cirque, un homme nu, vu de dos, le front baissé, des chaînes à ses bras, qui pendent inutiles. C'est la mouche dans la toile de l'araignée;. l'on pense à Claude Frollo écrivant sur le mur : Ananhé!
En effet, l'homme dépend d'abord de la Fatalité. Aucun
luann (1861) {Adam et Eue à Munich) ; M. Fritz Erler (1868) qui a donné : Le Patineur et fa t'ée des glaces.
A Dusseldnrf, M. Willy Spau (1861) le peintre de la femme : sa pâte est Bne, son coloris d'une pâleur délicale; (le Musée de Dusseldorfade lui un beau tableau : V Adoration des berif ers); M. Aiexander Frenz, qui s'inspire de Bocklin ; M. de Bei'keralh, liardi et orif[inal dans la Harpie.
A Carisrulie, M. Heine (1867) A Bàle, M. Snndreuler.
M. Sasha Schneider dont je décrirai encore le Christ aux Eu/ers, A droite, Platon, couronné delà mitre. Derrière lui, la Mort; autour de lui, les démons. Au milieu, dans la (gloire, le Christ écrasant le serpent. De ses bras étendus, il fait signe aux damnés, qui, pareils aux Titans, s'élancent hors des flammes, criant, levant les bras, brisant de leurs dents leurs chaînes tordues; jrs femmes, plus douces, tendent leurs mains à leur Sauveur ou cherchent, comme hypnotisées, l'énigme du sommeil et du réveil.
M. Lugo (1840), l'un des maîtres du paysage héroïque avec Bocklin et Uans Thoma. Enfin les deux maîtres graveurs M. Stautfcr Bern (1857-91) et M. Greiner (1871), qui a donné l'eau-forle Dante aux Enfers et les lithographies Danseurs^ la Femme (une suite de planches; médaille d'honneur à Dresde, 1899).
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temps n'a produit une œuvre sombre comme la planche de M. Klinger : Inieger Vitae. (Dans la Mort.,) — Assis contre une montagne, ses pieds sur les villes des hommes écrasées, le Destin. Seule dans le ciel sans nuage, sa tête chauve et glabre aux lèvres sans passion, aux yeux sans regard, au front sans pensée. Ses bras allongés forment la crête même de la montagne; le droit se perd sous. un volcan; d'un sablier le gauche enfonce dans un précipice tous les dieux, que Thomme invoquait : comme les dieux de haine et de luxure, les dieux de puissance et de beauté, ceux-là mêmes, qui enseignaient le pardon et la pitié. Au bas de la montagne, Thomme vertueux s'approche du gouffre pour demander aux dieux le prix de sa vertu. Le gouffre est vide, les dieux ont disparu. Le vice, la vertu auraient le même prix, le néant.
Puis riiomme dépend de la souffrance et de la mort. Le philosophe de TAlIemagne est encore M. Klinger dans ses Petits Plaisirs de M. delà Mort, la première partie de sa grande œuvre.
Voici Tun des petits plaisirs. — Un paysage, comme en aiment les idylles. Au bord de l'étang, la mère s'est endormie près du berceau de son enfant. Le soir tombe, couvrant les arbres et les eaux d'une brume dorée, qui devrait guérir tous les êtres des souffrances et des labeurs du jour. Non, le soir est perfide : à la faveur des ténèbres, la Mort vient et vole l'enfant; nous les voyons déjà loin, elle marche vite, Tenfant la suit de son pas inégal. La Camarde Taura sans doute leurré . par quelque fausse promesse; peut-être a-t-il connu ce dégoût qui faisait dire à Lessing : « A peine né, mon fils mourut. Un sage en vérité; sitôt qu'il vit le monde, il voulut en sortir. » Quand la mère s'éveillera, un sillon d'herbes couchées, grandi par les rayons obliques de la lune, voilà tout ce qui lui restera de son enfant.
Et l'homme dépend de la société.
Parmi les prisonniers des lois les uns se révoltent stupidement ; M. Schneider les représente dans VAnarchiste, — L'entrée (l'un palais. Do> statues roIossaIe> d'honimes-taureaux,
comme à Ninive. Un homme élève au-dessus de sa tête la bombe allumée, qu'il va jeter. Et les monstres sourient. Combien, depuis des siècles, les ont menacés sans changer le pli de leur bouche de sphynx, ni le calme hiératique de leurs traits divins!
Parmi les prisonniers, d'autres se soumettent stupidement. M. Klinger les peint dans la Misère. — Un ciel brumeux, les ombres d'une armée en marche. Au pied d'une colonne ruinée, de cyprès battus par le vent, les forçats du travail, le cou pris dans le carcan : un vieillard; une femme qui allaite son enfant; un jeune homme au regard faux, au sourire amer; derrière eux, des rangées de têtes souffrantes. Les forçats prennent leur repas, et le garde-chiourme lève sur eux son fouet.
Et voilà, dans le tableau de Bocklin, les Cavaliers de lApocalypscy qui galopent par-dessus les maisons des villes en flammes, apportant la peste, la faim, la guerre et la mort.
Mais les grands sont-ils plus heureux? M. Klinger nous répond dans sa belle planche du Temps foulant aux pieds la Gloire aux ailes brisées; M. Heyne dans ce tableau où, monté sur une estrade, un clown masqué tend une couronne à la foule des ambitieux, qui lèvent leurs mains toujours leurrées.
Déçu par la gloire, Thomme voudrait trouver sa consolation dans Tamour. Mais le temps est passé des idylles. Des peintres modernes, les uns représentent Tamour fatal et malheureux, tel que Schopenhauer Ta compris et que Wagner Ta célébré dans le Tristan. Ainsi M. Gabriel Max dans un Chant de Heine, M. Klinger dans ses planches de V Amour.
D'autres, plus amers, s'attaquent moins à l'amour qu'à la femme.
Voici la femme coupable.
La Femme, le Diable et le Péché de M. Otto Greiner. Couchée nue sur un lit, la femme aux formes provoquantes, au sourire voluptueux etcruel, repose, inconsciente du mal qu'elle a fait. C'est l'idée des Supplices de M. Mirbeau. Au pied du lit, le Diable, au visage d'un César romain, prend la pomme, que lui présente le Péché, un monstre au nez camard, aux yeux louches.
Voici la femme triomphante.
D'abord la spirituelle gravure de M. Max Klinger, YElfeet YOws. — L'anse aux formes capricieuses d'un paysage japonais. Sur la branche d'un arbre, un ours. Sur la tige trop frêle d'un bambou, une elfe, corps de femme, pieds de bouc, sourire provoquant, yeux moqueurs. D'une baguette elle agace le museau de l'ours maladroit qui jamais ne l'atteindra.
Puis la Naissance de Vénus de M. Frenz. — Debout, près de la mer bleue, où la conque rose semble un berceau, l'enfant nue, les mains sur sa nuque à l'épaisse chevelure. Et, contre un trépied, où brûle Tencens, l'homme à genoux, les mains jointes, le front dans la poussière. Ses yeux hagards, sa bouche lascive, jusqu'à ses oreilles de faune, tout en lui semble adorer les rondeurs audacieusement exposées de ce jeune corps superbe des désirs inspirés.
Voici enfin la femme cruelle.
Le Sphinx, de M. Stuck. — Sur un rocher, une femme aux membres de lion, allongée comme une bête à laffùt. Au pied du rocher un homme à genoux étreint le monstre. Pressant contre lui ses beaux seins, ses blanches épaules, le couvrant de ses cheveux rejetés en avant, la femme-sphynx penche sur son amant son paie visage au profil pur, aux yeux amoureux sous les paupièresbaissées; la femme-sphynx baise éperdument son amant sur la bouche, tandis que ses griffes s'enfoncent dans les reins étouffés, broyés de l'enlacement des pattes velues, qui sont à la fois d'un être humain et d'une bête (Buda-Pesth) .
La Salomé de M. Klinger. — Le buste en marbre de la courtisane. Vêtue d'une ample tunique; le cou nu, les bras croisés. Le visage impassible aux narines frémissantes, à la bouche lascive, aux yeux superbement cruels. Contre ses flancs, deux têtes : Saint-Jean-Baptiste aux lèvres tuméfiées par la souffrance, aux veux éteints par la mort; Hérode aux paupière alourdies, aux traits* dé formés par la luxure (Leipzig).
A ces maux existe-t-il aucun remède? M. Klinger a d'abord répondu : la mort.
La Mort libértitric<\ — La planche représente un sépulcre, où
gitle cadavre d*une femme. Au-dessus, une fresque. — Vêtu de blanc, une palme à la main, le Christ, qui est la Mort, s'avance bénissant. Il s'adresse à tous; mais hommes, femmes, enfants, vieillards, tous fuient effrayes. Seul, un apôtre tombe aux pieds du Maître et Tadore reconnaissant. Car le sépulcre porte cette inscription tirée de Schopenhauer : « Nous ne craignons que les formes delà mort; en vérité tous nos désirs ont un seul but, la mort. »
Cependant, à la fin de son ouvrage, M. Klinger semble chercher une autre consolation pour l'humanité. C'est d'abord la pensée de la nature éternelle.
La Mère et P Enfant. — Un bois de cyprès, symbole de la mort. Sous les arbres, lamer éclairée parle matin ; rien ne finit que pour recommencer. Comme disent les Indiens, le Graiid Tout ne fait que changer de vêtements. Au premier plan, une chapelle de la Renaissance Italienne. Un sarcophage sombre; entre les supports, l'herbe en pleine lumière. Sur le sarcophage, la mère étendue morte, froide et déjà raide, sa pâle tête toute jeune tombée en avant. Assis sur la poitrine de sa mère, l'orphelin au crâne trop fort regarde, les yeux grands ouverts.
Puis l'auteur semble revenir à l'idéal.
Et pourtant ! (und doch!). — Sur le fond sombre de la campagne, un homme lève les bras vers le ciel aux grands nuages mystérieux.
A la Beauté, — Dans une clairière que bordent de grands arbres penchés par le vent, l'homme à genoux devant l'océan d'où monte le matin. Il existe quelque chose pourtant qui n'est pas le crime, la douleur et la mort.
Après avoir étudié ces œuvres de l'école symboliste contemporaine, il suffit de se rappeler la Jérusalem nouvelle de Cornélius, le Magnificat des arts d'Overbeck, Veit,- Fuhrich, Steinle, Schwind,pour comprendre combien l'esprit de l'Allemagne a change. Le symbolisme était autrefois l'art idéaliste par excellence. Plus que tout autre aujourd'hui, cet art idéaliste nous enseigne le réalisme dans sa brutalité. Mais l'idée de la lutte
pour la vie y naturelle aux Anglo-Saxons, parait effrayer les Allemands. Si pratique que devienne leur esprit, ils se rappellent encore les rêves de Schiller. D'où la mélancolie de Fart dans un pays prospère entre tous. Pauvre, T Allemagne oubliait sa misère avec des vers et des légendes. Riche, il semblerait qu'elle ne puisse oublier les^ poésies d'autrefois même dans la puissance, même dans la richesse et les plaisirs.