‹ La peinture anglaise contemporaineChapitre 28 sur 45 · Modem PainterSf vol. II. 0[ the foreground · texte numérisé non relu

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dans Tordre de la création et de leur relation avec les faits les plus anciens et les plus nouveaux, sent instinctivement s'accroître en elle la certitude de Texistence du créateur, de sa grandeur, de sa toute-puissance à faire régner un jour Tamour et la justice ! » Ceux mômes qui n'assignent pas à Tart un but aussi nettement religieux lui en assignent un moral, croyant avec Blake que « si vous voulez dégrader l'humanité, le plus sûr moyen c'est de dégrader les arts tout d'abord* ». On a discuté ad iiaiiseam, dit l'un de leurs critiques, pour savoir si l'on devait proscrire comme immorales les figures de Burne-Jones parce qu'elles ont une expression pessimiste. D'un bout de l'échelle à l'autre, les grands artistes anglais admettent que le peuple entier attend d'eux une prédication et un exemple de moralité.

Mais si ce but est très beau, il apparaît d'abord comme assez chimérique. Le peuple entier n'est ni arliste, ni matériellement à même de jouir des œuvres d'art. — Il doit l'être , et c'est ici que se fait jour la conception la plus originale que les Anglais contemporains se font de Fart, de sa production et de son utilité. Suivant eux, suivant Uuskin, Burne-Jones, William Morris, Walter Crâne, Richmond, Holiday et tous les néo-préraphaélites, il faut précisément que la démocratie entière prenne part aux plaisirs infinis etmorali-

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