I. Par Hamdi Bey et M. Th. Reinach
Les ex-voto attiques étaient peints, semble-t-il, d'une manière plus conventionnelle : le fond en était bleu; les cheveux des personnages y étaient coloriés en rouge ou dorés. Sur un curieux ex-voto de Mégare (fig. 171), on distingue, entre deux figures en relief représentant Aphrodite et un suppliant, un autel et un arbre peints, réduits à Tétat d'esquisse à peine visible. Si dépourvus de mérite que soient ces monuments, ils prouvent l'étroite alliance qui existait entre la sculpture et la peinture. Si l'on songe que beaucoup de peintres étaient aussi sculpteurs, que Phidias avait été peintre et que, parmi ceux qui avaient fait faire à l'encaustique les plus grands progrès, la tradition rangeait Praxitèle, on sera plus frappé encore de cette intime union, qui rendait, aux yeux des Grecs , la couleur inséparable de la forme et l'associait à la sculpture comme un élément indispensable de beauté.