‹ La peintureChapitre 28 sur 51 · SAINT FRANÇOIS D’ASSISE, PAR CIGOLI · texte numérisé non relu

SAINT FRANÇOIS D’ASSISE, PAR CIGOLI

l' architecture des anciens , que les jeunes filles de Rome, lorsqu’elles ont été promises en mariage, se (ont voir pour la première fois en public à leur époux dans la rotonde du Panthéon, parce que le jour n’y pénètre que par une ouverture unique pratiquée au centre de la voûte, et que le jour d’en haut est le plus favorable à la beauté. Les femmes sont ici les meilleurs juges, et leur décision est sans appel. Nous y ajouterons cependant une considération, c’est que l’homme étant le seul, parmi les êtres vivants, à qui l’attitude verticale soit naturelle, est destiné à recevoir la lumière qui tombe d’en haut. Cette lumière fait valoir toutes les grâces de la figure humaine, dont la dimension en hauteur est si dominante. Il n’en est pas ainsi des spectacles de la nature. Les montagnes, les collines, les arbres, les fleuves, les ravins et les autres accidents du paysage perdent une partie de leur caractère et de leur forme quand ils sont éclairés à pic. Aussi la campagne n’est-elle jamais plus intéressante pour le paysagiste que lorsqu’elle est traversée obliquement et presque horizontalement par les rayons du matin ou les rayons du soir. Au contraire, la figure humaine est en général plus belle quand elle reçoit la lumière qui vient des cieux. Dans une galerie dont les ouvertures sont ménagées sur la pente du comble, les statues produisent l’effet le plus agréable et ont le plus de dignité. Une nappe de lumière un peu oblique, en s’étendant sur les pectoraux, les agrandit à l’œil,

«■lisse sur le dessus des côtés, recule les plans du ventre, et accuse par un clair décidé celle des deux jambes qui, étant plus ou moins fléchie, avance sur

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