ANGE, PAR UEUL1NG
l’excellence du vernis qu’il combinait avec son huile, et qui a donné à ses ouvrages l’aspect de l’émail.
Le baron de Taubenhein écrivait au siècle dernier [De la Peinture à V huile-cire) : « Les parties huileuses dont le tableau est surchargé, disposées à sécher, veulent sécher éternellement et cherchent à quitter leurs cellules pour se mettre en liberté au moyen de l’évaporation. Arrivées à la superficie, elles y rencontrent une pellicule formée par les parties des huiles desséchées les premières et fixées à la surface, ou quelquefois un vernis impénétrable qui les empêche de s’évaporer, et toutes ces particules huileuses, arrêtées, dans leur désertion, aux frontières de la couleur, y forment un amas de graisse qui se condense insensiblement et jaunit le tableau. »
Mais indépendamment de l’altération continuelle des œuvres modernes , et sans compter les changements qu’éprouvent les couleurs métalliques , telles que le cinabre, dans leur combinaison avec l’huile, les peintres savent tous combien les irrite la présence des e/nbus, c’est-à-dire de ces parties ternes qui çà et là font tache, par suite de l’inégale dessiccation des huiles; ils Savent combien les gêne dans leur inspiration la nécessité d’attendre plusieurs semaines que l’ébauche, suffisamment sèche, puisse être reprise ; ils savent enfin qu’il leur faut payer cher le privilège inhérent à la peinture qu’ils ont apprise, et qui consiste à permettre des bruns vigoureux, des ombres profondes, plus d’é-
LA P li INT TIRE
nergic dans le relief et en même temps plus de mystère dans l’ensemble.
Frotter les ombres et empâter les lumières , tel est le précepte qu’on enseigne dans les écoles , et qu’ont