‹ La peintureChapitre 12 sur 44 · XLI · texte numérisé non relu

XLI

feu et l’enthousiasmenécessaires pour produire , chercher à imprimer dans tous les cœurs de l’amour , du respect pour une profession si honorable et si belle, dont l'influence peut s’étendre, non-seulement sur les plaisirs, mais encore sur les mœurs et la prospérité des nations, a été le but constant de mes efforts; heureux, si j’ai pu l’atteindre, heureux mille fois si j’ai pu contribuer à étendre l’amour du bon avec l’amour du beau. Car la peinture a son éloquence populaire; son langage est de tousles temps , detous les lieux, et compris par tous les peuples du monde.

J’offre au bienveillant encourage-

ment des artistes ces essais qui n’ont

< XLII &point la prétention de les instruire, j'en fais Phommage à ce public éclairé, qui cherchantses jouissances dansles productions des beaux-arts, aime à s’en entretenir etse plaît à remonter à la source de ses plaisirs. Certes cet ouvrage serait parfait si mes faibles talents pouvaient répondre à mon respect pour lui, à mon admiration religieuse pour le langage du grand siècle; mais chacun a sa taille qu’on ne peut dépasser , et resserré dans les bornes de son talent comme disait Voltaire * qui moins qu’un autre avait raison de le dire, on voit la perfection bien loin de soi, en faisant des efforts impuis-

sants pour y atteindre.

* Préface de Marianne.

Î Segnius irritant animos demissa per aurem ll Quàm quæ sunt oculis commissa fidelibus.. … | ART POÉTIQUE.

| | 4 Les yeux sont tout-puissants sur l'âme.

Madame de SrAEL (Corinne).

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