‹ La peinture décorative au XIXe siècleChapitre 64 sur 70 · L ARRIVEE · texte numérisé non relu

L ARRIVEE

Décoration du palais Narischkine.

Nous avons étudié d'abord ses œuvres monumentales, celles qui, commandées par la Ville de Paris ou par l'État, et par conséquent accessibles en tout temps au public, sont appelées à faire connaître Galland de la foule. C'est ainsi que nous venons d'analyser et de décrire son admirable Galerie des métiers à l'Hôtel de Ville et sa Prédication de saint Denis au Panthéon. Nous aurions pu nous étendre également sur ses décorations de la Sorbonne ; mais, outre qu'elles sont d'une moindre importance et ne remplissent dans l'ensemble décoratif du grand amphithéâtre qu'un rôle relativement accessoire; entreprises sans enthousiasme, exécutées sans passion, hâtivement achevées, on ne saurait prétendre qu'elles présentent le talent de Galland sous un jour bien nouveau, ni qu'elles ajoutent beaucoup à la gloire du Maître.

Après les œuvres monumentales, nous avons consacré tout un chapitre h ces modèles d'un goût si parfait et d'une invention si remarquable, que notre grand artiste exécuta pour les Gobelins. Il nous reste, pour terminer, à parler de quelques vastes travaux que Galland entreprit pour des particuliers, et qui peuvent

L'ŒUYRE DE P.-V. GALLAND.

compter parmi les œuvres les plus importantes de sa longue et laborieuse carrière. Au premier rang de ces commandes privées, figurent la décoration du palais

du prince Narischkine à Saint-Pétersbourg et celle du palais Van der Bilt à

New- York. Elles feront l'objet du présent ciiapitre.

Ces ouvrages considérables, aussi bien, du reste, que ceux destinés à la Ville

et à l'État, furent exécutés dans l'atelier que Galland s'était fait installer au n" 25 de

la rue Fontaine. A des dimensions tout à fait inusitées, cet atelier joignait une

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