DEUXIÈME CHAPELLE
Blondeel (Lancelot). — Triptyque. — Légende de saint Cosme et de saint Damien.
Panneau central. — Leur mort. — Dans un encadrement architectural dessiné en noir sur fond d'or, les deux martyrs sont agenouillés; un bourreau, brandissant une épée, s'apprête à les décapiter. Au premier plan, près de leurs vêtements à terre, un soldat. Cinq médaillons, inscrits dans les rinceaux de la décoration, représentent différents épisodes de leur martyre.
Volet de gauche. — Saint Damien, debout, tenant un flacon et un instrument de chirurgie. A gauche, un pilastre avec deux bas-reliefs (autres épisodes).
EGLISE SAINT-JACQUES. y:>l
Volet (le droite. — Saint Cosine, debout, tenant un rouleau de papier et une bouteille. A droite, un pilastre avec deux bas-reliefs (autres épisodes).
Daté 1523. — Exécuté pour les corporations dos barbiers et des chirurgiens. On trouvera le détail de tous les épisodes représentés dans le livre de M. J. We.\i.e. « Beaucoup des 6guros de ce tableau — la plus remarquable des six productions authentique» de Blondeel — ont été copiées sur les tableaux de Raphaël. Blondeel ne paraît pas avoir trouvé de meilleur modèle pour son roi palon qu'un Dieu le Père de Raphaël; il faut avouer que la figure est beaucoup mieux à sa place, présidant un supplice qu'à la création. » (J. We.^le, Diuyes, p. 137.)
Oost (Jacques van) l'Aîné. — Présentation de la Vierge au temple.
Au second plan, la Vierge, de profil tournée vers la droite, gravit les degrés du temple en haut desquels se tient le grand prôtre qui se penche vers la jeune fille. A gauche, sainte Anne et saint Joachim debout; à droite, une femme, en robe rouge et coiffe blanche, pose sa main gauche sur l'épaule d'une autre femme vue de dos et vêtue d'une robe verte; un enfant est à son côté.
Daté 1G55. — Le chef-d'œuvre du peintre.
Pieter de Grebber. — Résurrection de Lazare.
Peint en 1623.
École flamande du xv'' siècle. — Légende de sainte Lucie.
1. A gauche, la sainte, en robe bleue bordée d'hermine, vue de face, décide sa mère, Eutychie, guérie d'une grave maladie par l'intervention de sainte Agathe, à distribuer, de son vivant, ses biens aux pauvres; an fond, de nombreux assistants. — 2. Au milieu, la sainte, amenée par des soldats devant le consul romain Paschasius, assis sur un trône et vi^tii d'une riche houppelande rouge et or. — 3. A droite, la sainte, immobile au milieu des bourreaux et des soldats qui s'efforcent en vain de la faire entraîner par des attelages de bœufs vers la maison de prostitution, suivant l'ordre du consul; une auréole brille autour de sa tôte.
« Dans le fond du tableau, on aperçait la ville de Bruges avec les tours de Saint- Sauveur et de Notre-Dame. Les figures sont daiis la manière de Thierry Bouts; les fleurs et les fruits dans le jardin, les étoffes, tous les détails, sont d'un fini admirable ; mais le dessin manque, surtout les proportions des personnages. » (J. We.vi.e, Bruges, p. 147.)
Nef latérale de droite :
Cornelis (Albert). — Le Couronnement de la Vierge.
La Vierge et le Christ sont entourés par une multitude d'anges. En bas, David et Ezéchiel.
Peint de 1517 à 1520. — Panneau central d'un tiyptique dont les volets sont perdus.
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Mostaert (Jan). — Triptyque.
Panneau central. — L'Arbre généalogique de la Vierge. — Le roi Salomon, entre les prophètes Balaam et Isaïe, portant nii arbre à deux branches d'où sortent, sur les côtés, saint Joachim et sainte Aune, et, au sommet, la Vierge sur une rose d'or.
Volet de droite. — Auguste et la Sibylle.
Volet de gauche. — Saint Jean à Palhmos.
« La composition, le dessin et le coloris de ce tableau sont excellents; les types sont remarquables et attirent l'attention par leur originalité. » (J. Weale, 138.)
Fourbus (Pieter). — Triptyque.
Panneau central. — La Vierge, assise sous une arcade portant des médaillons représentant les sept douleurs.
Volets gauche et droit. — Le donateur J. van Bitli et sa femme C. Hylaert, présentés par saint Jean et sainte Catherine.
Peint en 1556.