LA FLANDRE VERS
la splendeur est à son comble et Part reflète immédiatement le goût pittoresque^ décoratif et somptueux du temps.
Chaque prince a son peintre, son imagier, son enlumineur, son tapissier. A Bruges, c^est Henri Bellechose* qui a succédé à Malouel; à Malines, c^est Vranque^ qui fait le portrait de la duchesse Catherine; à Mons, c^est Pierre Henné =^ qui peint ceux de la douairière de Hainaut et de Jean IV de Brabant; à Liège enfin, c^est Van Eyck, le futur grand Jean de Bruges, qui essaye son pinceau à la cour du prince-évêque et qui s'apprête à révolutionner les procédés de la peinture.
Maintenant le grand art national va fleurir; le terrain est préparé, la société est mieux assise, Fartiste est né et Pinstrument de son génie est trouvé. En 1419, à Pavènement de Philippe le Bon, tout est prêt pour la floraison.