‹ La peinture flamandeChapitre 131 sur 150 · I. Voy. le Catalogue du musée de Bruxelles · texte numérisé non relu

I. Voy. le Catalogue du musée de Bruxelles

j+6 DIX-SEPTIEME SIECLE.

porte bravement cet e'crasant voisinage. G^est en dire la haute valeur. Ces quatre bourgeois agenouillés, largement ckapés dans leurs costumes d^un noir intense, aux têtes fines, bien caractérisées et modelées en pleine pâte dans des colorations lumineuses et vigoureuses, s^enlèvent magistralement sur le fond uniforme d'un simple frottis bitumineux. Ils sauvent de Poubli le nom de Pierre Meert et placent ce maître parmi les plus remarquables portraitistes de son temps.

Où sont passées ses autres toiles? On Tignore; on ne connaît de son œuvre que le tableau de Bruxelles et un autre qui représente un Couple assis au bord de la mer (musée de Berlin).

MalinesK — Dans Pancienne résidence de Marguerite d^ Autriche, nous trouvons tout d'abord la famille Franchoys. Son chef, Lucas le Vieux (i 574-1 643), fut peintre de la cour ; nous avons vu le fils cadet, Lucas le jeune (1616-1681), dans Patelier de Rubens ; quant à Pierre, Taîné (1606- 1654), il étudia chez Gérard Zegers et dépassa de beaucoup les talents assez minces de son père et de son frère. De même que Boeyermans, son condisciple dans Tatelier de Zegers, il continue Van Dyck. Ses portraits, qui lui valurent des succès en Belgique et en France, sont devenus excessivement rares. Il y en a un à Lille (fig. 92), un autre à Dresde, une troisième à Gologne; à cause de son mérite, nous leur ajouterons la figure à mi-corps, intitulée Rubis sur l'ongle, que possède la galerie privée de

I. Voy. V Histoire de la peinture et de la sculpture à Malines, par Emm. Neefs.

PIERRE FRANCHOYS. 3+7

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