‹ La peinture flamandeChapitre 14 sur 150 · FIG. 7. HUBERT VAN EYCK · texte numérisé non relu

FIG. 7. HUBERT VAN EYCK

Le Triomphe de l'Église chrétienne sur la Synagogue. Musée du Prado, à Madrid. H. 1,74 . L. 1,30.)

peintre, ils se réduisent à peu de chose : trois ou quatre inscriptions extraites des registres de Gand, ville où l'artiste vint s'établir, on ne sait exactement en quelle année. La plus importante est celle qu'a révélée M. de Busscher : elle nous apprend qu'en 1424 le magistrat de Gand alla visiter dans l'atelier du peintre un tableau que celui-ci exécutait ^

L'unique base que l'on possède et qui pourrait mettre sur la trace des œuvres perdues du peintre est donc la composition de l'Agneau mystique, c'est-à-dire le groupement des personnages, leur attitude, le jet de leurs draperies, travail qui lui appartient incontestablement, attendu qu'il est reconnu et admis que seul il commença le retable. Or l'esprit et l'ordonnance de cette composition, les attitudes des figures principales, se retrouvant avec une indiscutable analogie dans le tableau représentant le Triomphe de l'Eglise chrétienne sur la Synagogue, que possède le musée de Madrid, il est permis de supposer, avec Passavant 2, que cet ouvrage est d'Hubert, d'autant plus qu'il n'est pas possible de le rattacher, ni par le style, ni par la facture, ni par l'aspect de la couleur, à aucun autre maître du xv^ siècle (fig. 7). Ce tableau est le seul qui puisse lui être attribué avec quelque certitude^. Et ainsi nous nous expliquerions comment les chroniqueurs de l'époque ne parlent pas plus d'Hubert que s'il n'avait pas existé;

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