‹ La peinture flamandeChapitre 24 sur 150 · Vasari : La vie des peintres, p. i · texte numérisé non relu

Vasari : La vie des peintres, p. i

Pallure magistrale de ses figures, est toujours à Florence, dans rétablissement hospitalier pour lequel elle fut demandée.

Quant aux autres tableaux qu^on lui prête à Bologne, à Padoue, à Florence et ailleurs, leur attribution est plus que discutable. Cependant Tœuvre du maître a été considérable. Durer dit avoir vu de ses tableaux à Bruxelles; Van Mander en cite qui étaient à Gand; Van Vaernewyck dit qu^à Bruges, non seulement les édifices religieux, mais encore les maisons particulières étaient remplis de ses peintures. Que sont-elles devenues?

« Hugues excellait aussi à peindre le portrait. » Ainsi s^exprime la chronique de Rouge-Cloître, écrite par un religieux qui fut Pami du peintre^. Où sont ces portraits qu'il peignit si bien ? Contrairement à ce que l'on a cru jusqu'à présent, plusieurs existent encore. En effet, une étude attentive des beaux portraits qui décorent les volets du triptyque des Portinari vient de permettre à Pauteur de ce livre de restituer à Van der Goes plusieurs petits panneaux rares, éparpillés en Europe' et catalogués à tort sous des noms divers. Ce sont, entre autres : le célèbre portrait de Charles le Téméraire, du musée de Bruxelles, qui nous montre le prince revêtu des insignes de la Toison d'or et tenant en main la flèche victorieuse du concours à Parc de la gilde de Saint-Sébastien, dans lequel, en 1466 et en 147 1, il abattit Poiseau^; le portrait du duc Antoine

1. Alph. Wauters : Hugues Van der Goes, sa vie et ses œuvres, 1864, P- 12.

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