‹ La peinture flamandeChapitre 25 sur 150 · Idem : Recherches sur l'histoire de notre première école · texte numérisé non relu

Idem : Recherches sur l'histoire de notre première école

ne. 13. HUGUES VAN DER GOES.

Portinari et ses fils (volet de l'Adoration des Bergers.) (Musée de l'hôpital Santa-Maria-Niiova, à Florence. H. 2,60, L. 1,40).

de Bourgogne, qui appartient à la collection Strafford, à Londres; celui de Laurent Froimont, qui est à PAcadémie des Beaux- Arts, à Venise; celui de Thomas Portinari (?), du musée d'Anvers (n°254); celui d'un inconnu à Hampton-Court (n" 590) ; d'autres qui sont à Florence, etc. Les portraits de Bruxelles et de Venise surtout peuvent rivaliser avec les plus beaux du siècle et proclament bien haut le talent du moine de Rouge- Cloître, « si excellent à peindre le portrait )> '.

Les repeints, qui sur deux des panneaux de Florence compromettent l'artiste, faussent complètement son coloris et sa facture et ont fait émettre sur Van der Goes des jugements qui doivent être revisés. Depuis Van Eyck, aucun artiste flamand — pas même Van der Weyden — n'est arrivé si près du grand style du chef de l'école. Nul n'a eu un coloris plus distingué, un faire plus simple, plus mâle, plus dépourvu souvent de ce défaut si commun à l'école, et qui consiste à surcharger les vêtements d'ornements inutiles. Nul n'a dessiné plus savamment les têtes et les mains, n'a abordé avec plus d'audace et d'originalité le réalisme dans les types et les expressions de ses personnages.

Chose étrange : tandis qu'une partie de son œuvre est encore tout imprégnée de la formule et de l'esprit gothique, il semble que telle autre soit déjà comme l'annonce des grandes époques à venir. Dans le retable des Portinari, la fillette du donateur a déjà, en germe, la

de peinture dans la seconde moitié du xv® siècle, Bruxelles, 1882, p. II.

I. A.-J. Wauters : Hugues Van der Goes et son œuvre. (En préparation).

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