‹ La peinture flamandeChapitre 27 sur 150 · FIG. 15. HUGUES VAN DER GOES · texte numérisé non relu

FIG. 15. HUGUES VAN DER GOES

La femme de Portinari et sa fille (volet). , (Musée de l'hôpital Santa-Maria-Nuova, à Florence. H. 2,60. L. 1,40).

78 QUINZIEMESIÈCLE.

le maître de Pautre. La composition, qui compte une vingtaine de figures, parmi lesquelles le duc Frédéric comme spectateur, est très originale, en ce sens qu'elle rompt ouvertement avec la formule employée généralement, à cette époque, pour représenter le sujet de la Gène. Les attitudes des apôtres, groupés et agenouillés autour du Christ, debout et tenant en main Thostie consacrée, expriment une dévotion profonde; les têtes et les mains sont d'un dessinateur réaliste de premier ordre; le coloris est harmonieux, sans avoir l'éclat de celui des autres Flamands; le faire est simple et large; tout dénote, enfin, un talent viril, qui a dû brillamment soutenir, en Italie, le renom de l'école du Nord.

Malheureusement, ce beau retable est le seul spécimen connu du talent de son auteur. La fresque de l'église des Carmes, à Gênes, représentant VAnnonciation, signée : Jiistus d'Allamagna, pinxit, i45i, et qu'on lui attribue souvent, est d'un artiste qui n'a aucun rapport avec le peintre gantois. Les deux tableaux que lui prête le catalogue d'Anvers ne sauraient davantage lui être sérieusement maintenus. Quant à celles de ses oeuvres que la ville de Gand, au dire de Mensaert, possédait encore en 1763% elles ont disparu depuis cette époque.

Tandis que Juste et Van der Goes soutenaient brillamment à Gand la renommée de l'école des Flandres, un nouveau centre artistique se formait à Louvain.

Déjà, en 1394, on y avait institué le fameux Omme-

I. G.-P. Mensaert : Le peintre amateur et curieux. Bruxelles, 1763, p. 36.

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