‹ La peinture flamandeChapitre 28 sur 150 · THIERRI BOUTS · texte numérisé non relu

THIERRI BOUTS

'^ang, qui allait servir de type à toutes les fastueuses cavalcades et Joyeuses-entrées brabançonnes. En 1425, ^n jeta les fondements de la belle église dédiée à saint Pierre ; en 1426, le duc Jean IV fonda l'Université ||rt en 1448, le Magistrat posa la première pierre du ' magnifique hôtel de ville, un des joyaux de Parchitecture gothique des Pays-Bas. Cest aussi vers cette époque qu'un artiste d'origine hollandaise vint s'établir à Louvain et y pratiqua un art qui ne devait pas tarder à donner une gloire nouvelle à sa ville d'adoption. C'était Thierri Bouts *, appelé par les anciens auteurs vFhierry ou Dierik de Haarlem, du nom de sa ville natale, et par les écrivains modernes Thierri Stuerbout, à la suite d'une confusion de personnes aujourd'hui reconnue.

I En quelle année vit-il le jour? Dans quel atelier apprit-il son art? Quelles circonstances le conduisirent de Haarlem à Louvain?... On ne sait rien; on est réduit à des conjectures. Il est évident que sa naissance, primitivement placée vers 1400, doit être rapprochée jusque vers 1420. D'autre part, certaine similitude qui existe entre ses œuvres et celles de Memling donne à supposer que le même maître forma les deux artistes, et que, par conséquent. Bouts fut peut-être élève de Van jfierWeyden. Enfin, il est permis aussi de se demander

I. Œuvres principales. — Bruxelles : La Sentence de Vempe- ■reur Othon (Musée). — Louvain : Le Martyre de saint Erasme (Église Saint-Pierre); La Cène, (Id.) — Munich : L'Adoration des Af<a!g-e5 (Pinacothèque). — Berlin et Munich : Les volets de La Cène. — Francfort : La Sibylle de Tibiir. (Inst. Stadel). — Vienne : Le Couronnement de la Vierge (Académie des Beaux- Arts).

si les nombreux travaux qui conduisirent Roger à Louvain, vers 1440-43, ne sont pas pour quelque chose

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