‹ La peinture flamandeChapitre 30 sur 150 · FI G. 18. THIERRI BOUTS · texte numérisé non relu

FI G. 18. THIERRI BOUTS

L'Adoration des Mages. (Pinacothèque de Munich. H. 0,50. I,. 0,50.)

à Vienne, le Martyre de saint Hippolyte, à Bruges, le

cieyine école de peinture de Louvain, 1870. — Alphonse Wauters : Thierri Bouts ou de Harlem et ses fils. Bruxelles, i863.

beau triptyque de V Adoration des Mages, à Munich "(fig. i8) — ont longtemps passé pour des Memling. La manière de Bouts, bien qu'ayant au premier abord, avec celle de ce maître, une certaine parenté, devient, après une étude attentive, très personnelle et facilement reconnaissable. Ce sont toujours les mêmes personnages : silhouettes grêles, têtes allongées, attitudes raides, expressions immobiles. C'est la même absence de goût dans le choix des types, la même facture sèche dans les chairs et dans les étoffes, comme dans les accessoires et les ornements, qui sont distribués avec une grande profusion et exécutés avec une minutie inimitable. Par contre, les figures sont toujours imposantes, habillées avec magnificence, admirablement dessinées, — les têtes surtout — avec une patiente et correcte observation de la nature, une grande sûreté de main, un étonnant caractère. Son coloris est celui de l'école, avec une tonalité moins chaude, plus métallique.

De même que Juste de Gand, dans son tableau de la Cène, Bouts, dans un grand nombre de ses panneaux, rompt avec la symétrie traditionnelle et apporte dans ses compositions un arrangement pittoresque, qui est un des côtés originaux et typiques de son talent. Dans le fond de ses paysages, il s'est plu à montrer la ville de Louvain, la tour de Saint- Pierre et les clochetons de rhôtel de ville (voy. fig. 17); c'est presque un monogramme.

Thierri Bouts eut deux fils : Thierri (? — av. 1494) et Albert (? — 1^49), qui furent peintres tous deux. Aucune de leurs œuvres n'a été reconnue, jusqu'à présent, avec certitude.

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