HANS MEMLING
■^r un portrait de la National Gallery; la seconde date — 1472 — se trouve sur un tableau de la collection Liechtenstein, à Vienne, représentant la Vierge et VEnfant adorés par un donateur ^\ la troisième, c'est un chef-d'œuvre qui la fournit : avant 1473, Memling avait exécuté le grand triptyque du Jugement dernier^ destiné à l'Italie, mais que les hasards de la navigation conduisirent à Dantzig2. Les années 1477 à 1484 semblent avoir été l'époque brillante et active de la carrière de l'artiste. On le voit travailler en même temps pour les corporations ^, les établissements hospitaliers, les bourg-. mestres et échevins et les particuliers. Tous les taiDleaux de Bruges sont de ce temps, ainsi que le retable des Sept Joies de la Vierge, à la pinacothèque de Munich. Les représentants des nations y et entre autres Portinari de Florence, occupent également son pinceau ; nous trouvons sur certains panneaux de son œuvre les armes des Sforza de Milan, des Clifford d'Angleterre et de Jeanne de France, fille de Charles VII. La fortune, ou tout au moins l'aisance, dut suivre de près la faveur publique, car, en 1480, Tartiste devenait propriétaire de l'immeuble qu'il habitait, et, la même année, il figurait dans les comptes de Bruges parmi les bourgeois notables qui prêtent de l'argent à la commune. Ces deux faits, mis en lumière par M. Weale*,
1. A.-J. Wauiers: Découverte d'un tableau daté de Hans Memling {Écho du Parlement belge du 29 août i883).
2. Hotho : Geschichte der deutschen und niederlandischen Malerei. Berlin, 1843, t. II, p. 128.
3. Carton : Les trois frères Van Eyck. Jean Memling. BrugeS; 1848. — J. Weale : Le Beffroi, t. II, p. 264.