‹ La peinture flamandeChapitre 33 sur 150 · Journal des Beaux-Arts, 1861, p. 23 et · texte numérisé non relu

Journal des Beaux-Arts, 1861, p. 23 et

ainsi que les nombreux et importants travaux qui datent de ce moment, prouvent à Tévidence la situation florissante de l'artiste, à une époque où sa légende nous le montre à Thôpital, malade et besogneux.

Memling mourut à Bruges, fort probablement dans le courant de Tannée 1495, laissant trois enfants mineursi. Il faut donc supposer qu'il n^atteignit ^pas un âge avancé.

Tel est le peu que Ton connaît sur la vie du grand peintre qui ferme avec tant d^éclat la liste des maîtres célèbres de Técole de Bruges. Il disparaît au moment où s'écroule, au milieu des discordes civiles, la splendeur artistique et commerciale de l'ancienne capitale des ducs de Bourgogne. Déjà depuis quelques années les nations avaient commencé à déserter Bruges pour Anvers, et la ligue hanséatique avait transporté dans la seconde de ces villes son entrepôt et ses assemblées solennelles ( 1493).

Heureusement pour la mémoire de l'artiste, les musées sont moins discrets que les archives, et le grand nombre de peintures qu'il a laissées et que le temps a respectées, — plus de cinquante — éclairent sa vie mille fois plus glorieusement que ne le feraient les parchemins les mieux scellés. Ses tableaux datés sont compris entre le portrait de la National Gallery (1462) et l'admirable polyptyque de la Passion, à Lubeck (1491).

Son œuvre est extraordinairement varié. Il a déroulé, au milieu de magnifiques panoramas de montagnes et de villes, les scènes touchantes et dramatiques

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