Idem, p
NFLUENCE DE L'ECOLE DE BRUGES. m
bues à Roger Van der Weyden le Jeune. L'erreur s'explique aisément : parmi les peintres étrangers, aucun ne s'est plus habilement approprié le style, la facture et a couleur de l'école flamande que le grand artiste allemand, surnommé par les chroniqueurs du temps « Mar- ;in d'Anvers. »
Il Espagne et Portugal, — « Les arts, dit M, de La- ■)rde, furent, en Espagne et en Portugal , pendant le r^« siècle et presque tout le xvi«, sous la domination exclusive des artistes flamands ^ » Dès les premiers temps de la découverte de la peinture à l'huile, les Flamands avaient déjà fait pénétrer dans ces deux pays, par les voies du commerce, des spécimens de la nouvelle manière. L'arrivée à Lisbonne, en 1428, de l'illustre chef de l'école de Bruges donna sans doute plus dé vogue aux productions de l'école du Nord. « Dès ce moment, ajoute plus loin l'éminent éciivain français, l'influence flamande est tellement prononcée, tellement exclusive dans toute la péninsule, qu'il faut admettre une émi- I gration incessante des œuvres et des artistes des Pays- ^I^as dans l'Espagne et dans le Portugal 2. » ^■{ Les archives de Madrid et de Lisbonne nous ont conservé les noms de plusieurs d'entre eux : Gil Eannes (1465), Christophe d'Utrecht (1490), Jean de Bourgogne (1495), Antoine de Hollande (1495), Olivier de Gand (1496), et ce mystérieux Juan Flamenco (1499), 'que l'on a si longtemps identifié avec Hans Memling et qui décora de peintures murales la chartreuse de Miraflores, près Burgos.