‹ La peinture flamandeChapitre 6 sur 150 · Alex. Pinchart : Archives des artSj t. III, p. q · texte numérisé non relu

Alex. Pinchart : Archives des artSj t. III, p. q

tances favorables pour progresser et prendre enfin son essor.

Il appartenait aux fils du roi Jean de France de favoriser ce progrès. La haute et intelligente protection qu^ils accordèrent aux industries somptuaires fut le signal d^un vif mouvement artistique. « Les ducs d^ Anjou, de Berry et d'Orléans, dit M. de Laborde, forment dans la cour de France, et parallèlement à la cour des ducs de Bourgogne, comme une auréole éclatante dont il est bien difficile de détourner les yeux '. »

Les Pays-Bas en devaient largement profiter, car les rapports étaient intimes et incessants entre les deux pays. La France était suzeraine de la Flandre, et la langue d'oil, que Thistorien Jehan Froissart, fils d'un enlumineur deValenciennes (Hainaut), illustrait à cette époque même, commençait à devenir, dans le Brabant et le Hainaut, la langue des hautes classes de la société.

Aussi voyons-nous, dès le règne de Charles V, dit \eSag-e ou plutôt le Savant, plusieurs artistes flamands et wallons appelés à occuper, à la cour de France, les fonctions attitrées de peintre, enlumineur ou imagier. Tels furent, entre autres, le sculpteur Hennequin de Liège, le peintre Jehan de Bruges et le peintre-sculpteur-enlumineur André Beauneveu de Valenciennes.

Jehan de Bruges est le premier peintre flamand célèbre dont le nom soit connu et sur le talent duquel il soit possible de se faire une idée approximative,

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