‹ La peinture flamandeChapitre 72 sur 150 · Le même, t. 1", p · texte numérisé non relu

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FIG. +0. — PIERRE DE WiTTE, DIT CANDIDO.

Portrait de la duchesse Madeleine de Bavière. (Galerie de Schleisshei

i8o SEIZIEME SIECLE.

tapisseries du célèbre atelier de la cour du duc d'Esté, Hercule II ^; enfin, à Florence, Jean Van der Straeten, de Bruges (i536-i6o5), surnommé Stradan ou délia Strada, qui fut le pourvoyeur attitré des hauts-liceurs de Cosme de Médicis^.

Espagne. — En Espagne, la Renaissance italienne vint de bonne heure combattre l'influence des Gothiques du Nord sur l'école nationale. Par une bizarrerie du sort, ce fut un nouveau Flamand, nourri à l'école de Michel-Ange, qui fut un de ses plus éminents propagateurs.

Pierre de Kempeneer (i5o3-i58o), que les Espagnols appellent Pedro Campana, naquit à Bruxelles en i5o3. D'Italie, où il avait obtenu la protection du cardinal Grimani, il passa en Espagne et fonda, à Séville, une école dont Morales fut le plus brillant disciple. Il revint dans sa ville natale en i56o, succéda à Michel Coxie comme peintre attitré des tapissiers -bruxellois, et mourut en i58o. Un certain nombre de ses tableaux religieux ornent encore les églises de Séville ; son œuvre capitale est une Descente de Ci'oîx (1548) qui est à la cathédrale (fig. 41).

Elle est saisissante d'aspect ; sa composition a une allure magistrale. Sous la gravité gothique, on devine déjà l'élan de la Renaissance. La silhouette est originale, les attitudes sont mouvementées, les types étranges ; le coloris abonde en tons durs et violents, mais il demeure flamand par sa sauvage énergie. Assurément, la

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