‹ La peinture flamandeChapitre 73 sur 150 · FIG. 41. PEDRO CAMPANA · texte numérisé non relu

FIG. 41. PEDRO CAMPANA

La Descente de Croix. (Cathédrale de Séville. H. 3, 20. L. 1,95.)

i8a SEIZIEME SIECLE

note est nouvelle. Elle a dû vivement impressionner, à une époque où Gossaert, Bellegambe et Van Orley venaient à peine de disparaître, où Mostert peignait toujours ses petits panneaux gothiques, oûFloris et Martin de Vos ne s^étaient pas encore fait connaître. Cette Descente de Croix est un jalon historique : elle rappelle encore Van der Weyden et fait déjà vaguement songer à Rubens. En Espagne, on l'appelle \a fameuse Descente de croix de Séville ^ et Phistorien Bermudez assure que Murillo ne se lassait point de Padmirer^

Le même auteur cite encore les noms de plusieurs autres peintres flamands établis en Espagne : le paysagiste de las Vinas, ou Van den Wyngaerde, de Bruxelles, qui fut peintre de Philippe II (i56i); Martin Van Clève d'Anvers, qui, d'Espagne, se rendit aux Indes; Isaac de LA HÈLE, d'Anvers (1570), dont les tableaux religieux sont conservés dans les églises de Tolède, et Antoine Floris (f i55o), qui en a quatre dans l'église de Mercedes Alzada, à Séville.

France. — Nous avons vu, à Paris, Jehan Foucquet s'inspirer des traditions des artistes flamands de la cour de France et ouvrir la liste des maîtres de l'école nationale. Un peintre brabançon continua son œuvre et devint le chef d'une dynastie artistique célèbre, celle des Clouët. Jean le Vieux était Bruxellois.

I. J. Rousseau : Les peintres flamands en Espagne. Bulletin des commissions d'art et d'archéologie, 1867, XXIV, p. 847. — Alphonse Wauters : Quelques mots sur le Bruxellois Pierre de Kempeneer, connu sous le nom de Pedro Campana, 18G7. — Bermudez : Diccionario de las bellas artes, t. V, p. 264.

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