‹ La peinture flamandeChapitre 74 sur 150 · AMBROISE DUBOIS · texte numérisé non relu

AMBROISE DUBOIS

In le trouve peignant, en 1475, pour Charles le Témélire* et, en 1499, pour la ville de Bruxelles 2.

Son fils, Jean le jeune, dit Jehannet, naquit vraismblablement à Bruxelles aussi, vers 1475 ; il y apprit )n art et alla, au commencement du siècle, s'établir à 'ours, puis à Paris, où, en 1 5 18, il devint peintre de François I". Le petit portrait de ce roi^ qu'on lui attribue, au muse'e des Offices, joint à la naïveté et à la précision flamande Pélégance et le goût français. On sait quel excellent portraitiste fut le troisième Clouët, î'rançois, fils de Jehannet, né à Tours vers i5oo.

Il eut pour contemporain, à la cour de France, un peintre anversois, Ambroise Dubois (i 543-1614) ^, nom français, qui n'est fort probablement que la traduction du nom flamand Van den Bosch. Dubois se fixa à Paris vers 1578, et Henri IV lui confia l'exécution de peintures décoratives à sa résidence favorite de Fontainebleau. Avec Paide de ses élèves, Tartiste y mena à bonne fin une œuvre qu'il n'y a nulle exagération à qualifier de colossale, car elle na comptait pas moins de quarante-six grands tableaux. Treize d'entre eux existent encore dans la galerie dite des Fresques et dans la salle Louis XIII. L'imitation servile de l'Italie y est flagrante, mais les compositions ont du style, de la fougue et sont bien ordonnancées. Ambroise Dubois fit souche d'artistes; ses fils et ses petits-fils furent pensionnés par Louis XIII et Louis XIV.

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