‹ La peinture flamandeChapitre 75 sur 150 · De Laborde : Les ducs de Bourgogne, t. II, p · texte numérisé non relu

De Laborde : Les ducs de Bourgogne, t. II, p

2. Pinchart : Notes et additions aux Anciens peintres flamands de Crowe et Cavalcaselle, t. II, p. ccli.

}. Ed. Féiis : Les peintres belges à l'étranger, t. P*", p. SSg.

i8+ SEIZIEME SIÈCLE.

Angleten-e, — En Angleterre aussi des Flamands occupent le poste de peintres des rois et des reines.

Le membre le plus connu d^une ancienne et nombreuse famille d^artistes gantois, Gérard Horebout (1470?- 1540-41), après avoir été miniaturiste de Marguerite d'Autriche, passa à Londres avec sa famille. Il y devint peintre de Henri VIII, fonction qu'après sa mort remplit à son tour, avec distinction, son fils Lucas (-[•1544). Malheureusement, nous ne pouvons plus guère juger de leur talent : les tableaux de ces artistes, que Durer rencontra à Anvers, en i52i, et dont il parle avec éloges, restent inconnus.

Aux Horebout de Gand succédèrent les Geerarts de Bruges. En 1 5 7 1 , Marc le Vieux ( 1 5 3o ? - 1 600) , élève yîC^ ^^ Martin De Vos, obtint le titre de ^ V ^A'"' peintre de la reine Elisabeth. Il peignit Fhistoire, le portrait, le paysage et Tarchitecture; on a de lui des cartons pour vitraux; il illustra plusieurs manuscrits de précieuses miniatures et se fit, en outre , une grande réputation comme graveur. A sa mort, son fils, Marc le Jeune (i56i-i635), le remplaça dans sa charge officielle. Les ouvrages des deux Geerarts (en anglais Garrard] sont aussi nom- ; breux dans les vieilles familles aristocratiques de PAngleterre qu'ils sont inconnus dans les musées et galeries de leur pays natal. Il y a du père, au musée de Vienne, deux portraits qui ont avec ceux de Van Orley d'intimes ressemblances de famille; le portrait de la reine Elisabeth est à Hampton-Court ; l'Exposition rétrospective de Manchester (1857) en comptait d'autres. Quant au fils, la National Portrait Gallery possède de

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