Mém. inéd., t. II, p. ;o2-io
étranger, lit-on dans une pièce concernant Vivien, ce n'est ordinairement qu'à condition d'en profiter dans le cours de l'année, en cas que le sei'vice de Sa Majesté ne le demande pas plus tôt; mais, se présentant actuellement occasion d'employer le sieur Vivien, il se rendra incessamment ici pour recevoir nos ordres, luy permettant cependant de finir les ouvrages qu'il a pu commencer si ils ne le tiennent pas plus de trois mois que nous luy accordons pour tout délai* ». Seuls les peintres qui se désintéressent des commandes, des pensions, des faveurs royales peuvent impuné-
Gravé par Née.
NICOLAS DE LARGILLIERE. — MARIAGE DU DUC DE BOURGOGNE AVEC ADÉLAÏDE DE SAVOIE.
ment voyager à leur gré; quant aux autres, le surintendant les punit à la première occasion. Ainsi Baptiste Monnoyer parti pour Rome en 1709 sans congé demande protection à l'Académie, mais d'Antin écrit à Poerson : « Comme Baptiste, Peintre, est allé à Rome sans en avoir rien dit, n'en usez point avec lui comme avec ceux qui y sont par permission ». Et le 17 avril de l'année suivante il insiste : « J'approuve fort la conduite que vous avez eue à l'égard de Baptiste peintre. Il ne faut point accoutumer ces Messieurs à courir le Monde comme des vagabons quand on ne cherche comme moi que les occasions de leur faire du bien^ ».
Nos peintres vont d'autant plus volontiers chercher fortune