A^ouv. Arch. de l'Art franc., 1878, p
2, Corresp. des direct., t. Ilf, p. 324 et 382.
à l'étranger qu'ils sont admirablement accueillis dans toute l'Europe. L'Allemagne est, comme l'Italie et comme l'Espagne, un centre actif d'art français au début du xviii' siècle. A Vienne, après la paix de 171O, Jacques Van Schuppen remplit les fonctions de premier peintre ; protégé parle comte d'Althon*, directeur des bâtiments impériaux, il crée une académie de peinture sur le modèle de la Compagnie de Paris. Avant même la conclusion de la paix, des artistes français s'installent en Autriche, encouragés par le comte de Zizendorff, envoyé de l'empereur en France, et surtout par le prince Eugène qui confie à Louis Dorigny — dès 1711, en pleine guerre — le soin de représenter VHistoire cf Icare au plafond du grand escalier de son palais eWEnlcveinent d'0/[ytliie par Borée à la voûte de la grande galerie dont Ignace Parrocel ornera les murs de batailles en 1719". Antoine Pesne arrive en Prusse en 1710 avec son beaupère, Gayot Dubuisson'^ : il est à la fois portraitiste de la Cour et décorateur attitré des palais impériaux. Louis de Silvestre, fils d'Israël, premier peintre de l'Électeur de Saxe, roi de Pologne, travaille tour à tour à Dresde et à Varsovie^ où François Desportes l'a précédé en 1692. A Munich, c'est Joseph Vivien, premier peintre du duc Maximilien Emmanuel, qui dirige le mouvement artistique^ auquel prennent part d'autres Français, Henri Gascar, Martin Maingaud, Philippe Meusnier, Nicolas Bertin'\ Vivien est aussi le peintre préféré de l'électeur de Cologne.