‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 133 sur 273 · LES JANSENISIES ET EA PEINTURE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

LES JANSENISIES ET EA PEINTURE RELIGIEUSE

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aussi très vraisemblable : cette protestante convertie est pieuse au point de traduire des psaumes, et elle peint le portrait de Nicolle'. Si Jouvenet travaille beaucoup pour les Jésuites, s'il peint en 1685 le Ximc dimittis pour leur collège, un Mariage de la Vierge, pour leur église d'Alençon en 1691, et s'il dessine un portrait de Bourdaloue à son lit de mort en 1704, il représente le janséniste Jacques Pichon -, et il enseigne les doctrines de Port-Royal à son neveu Jean Res-

\\Q. 4'?. — JOSEPH PARROCEL. — LA BATAILLE DE SENEK.

(Musée du Louvre. Dessins.)

tout. Restout peint à plusieurs reprises l'abbé Tournus (fig.n'3 et 5), l'intime ami du diacre Paris ^ et il dessine sans doute les gravures de l'ouvrage de Carré de Montgeron, la Vérité des miracles opérés par

1. Gravé par Desrochers. Les nombreux portraits de Jansénistes qu'a gravés ce très médiocre artiste pourraient le faire prendre pour un partisan de Port-Royal, mais il représenta au moins autant de Jésuites. Il n'y a guère de portraits religieux de quelque importance qu'il n'ait reproduit: c'était sa spécialité. Il faut voir en lui un industriel plutôt qu'un artiste.

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