Piganiol, Ibid., t. II, p. 207; Engerand, Ibid., p
I,A l^l.INTURK MVmOLOCilQUK A MKUDON
Antoine Coypel traduit les idées du duc de Chartres, Silvestre a vingt-cinq ans, Bon et Louis Boullogne, les plus neutres, s'accommodent aussi volontiers des anecdotes galantes que des aventures héroïques'. Les toiles de Coypel et de Silvestre pour la Ménagerie sont déjà si aimables qu'on les a longtemps attribuées sans trop d'invraisemblance à Noël-Nicolas Coypel, qui peint vers 1730 de jolies
divinités dans le goût de Boucher. L'évolution de la peinture mythologique, en puissance à Trianon, est en grande partie accomplie à la Ménagerie.
Dès lors le goût du duc de Chartres et du dauphin triomphe définitivement du goût de Louis XIV. Cette victoire est manifeste dès la commande des tableaux pour Meudon. En principe, le roi devait pourvoira toute la décoration du château.
S'il avait réalisé ce projet, le choix des sujets et leur exécution eussent été sans doute moins caractéristiques; mais, faute d'argent, la surintendance put à peine commander quelques œuvres : Hercule ramenant Alcesti' des Enfers à Antoine Coypel -, Céphale et Procris à Louis de Boullogne-', Hercule entre le Jlce et la Vertu à La Fosse ', Latone et ses deuxjils qui se reng-ent des pajsans de L/cie à Jouvenet'' ; ce sont les
I"IG. 58. — i:\A(.INrilK KK^AUD. — PORTRAIT DE J. K. P. D1-: BO.NNE DE CRÉQUI, DLC DE LESDIGLiÈRES.
(Musée du l^ouvre.)
1 . Ubeleski lui-même choisit assez souvent ses sujets dans la mythologie aimable. Au Salon de 1699, il expose la Naissance de Bacchits, Racchus et Ariane, la Naissance de Vénus; à celui de 1704, Verlumne et l'nmone, W'niis sollicitant de Viilcain des armes pour Enée, V Enlèvement d'Europe.