‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 162 sur 273 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

.1. Ibid., p. 675-732. On connaît au moins deux Latone de Jouvenet : l'une au Musée d"Eu, l'autre au Musée du Mans.

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seulestoiles du château dont toutlibertinage,toutes nudités, tous symboles bachiques soient bannis. A défaut du roi le dauphin ordonne lui-même la décoration. Il emprunte d'abord des toiles au cabinet des tableaux de Versailles et choisit surtout des mythologies aimables : le Bacchiis de Vinci, la Femme avec Amour et satyre d'A. Carrache, Renaud et Ariuide du Dominiquin, .4c'/a- e/ GaLiihée de Michel Corneille*, et les deux œuvres que son père avait bannies de Trianon, V Apollon et Daphné d'Ant. Coypel, et le Triomphe de Bacchus de Bon Boullogne. Il commande aussi des tableaux qu'il paye sur sa cassette particulière, et ce sont presque uniquement des scènes bachiques ou des mythologies galantes, d'autant plus significatives qu'elles prennent place à côté des dernières toiles commandées par le roi et qu'ellessont l'œuvre desmêmes peintres. La Fosse donne le Triomphe de Bacchus- ; Jouvenet, la Naissance de Bacchus^; Bon Boullogne, Bacchus,Céî^ès et Flore^ pour l'antichambre du château. Dans la garderobe on pose VEnVeremenl d'Orythie par Borée, Zéphyre et Flore attribués à tort à Joseph Christophe par l'inventaire de 1733''; ces deux toiles sont probablement de Nicolas Bertin, puisque les Comptes portent à l'actif de ce peintre, en 1709, « deux petits tableaux pour la garde-robe de Monseigneur'' >/, et que d'Argenville le fils, qui n'indique aucun tableau de Christophe à Meudon, signale, au contraire, dans la garde-robe — sans les décrire d'ailleurs — deux toiles de Bertin". Antoine Coypel enfin compose pour le château des mythologies aussi galantes que son AlcesteVéXaiX peu : Mars aux forges de Lemnos à l'instant oii il se moque des armes de Cupidon et où le dieutelet par une flèche traîtresse le rend amoureux de l\hius, Silène barbouillé de mûres par la nymphe Eglé, Psyché et l Amour qui s'envole. Pour Meudon. dit Ch. -Antoine Coypel, « M. Coypel fit choix de plusieurs sujets piquans que la poésie depuis nombre de siècles offrait à la peinture et que la peinture n'avoit pas encore représentés*». Les originaux sont perdus ou conservés à l'étranger-, mais nous savons par les gra-

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