ANIMAUX
eu d'artistes, à la mort de Le Brun, peignent simplement un coin de nature harmonieux, une heure du jour, un chatoiement de lumière. Le Cùiicher de soleil de Jouvenet, dont nous avons la gravure par Duboc, est une exception. La règle est l'imitation servile du Poussin, parfois de Claude Lorrain '. De Piles formule dans son Cours de peinture par principes des lois qui résument toutes les erreurs du xviT siècle : il y a, dit-il, deux styles dans le paysage, l'héroïque et le champêtre ou pastoral. Le style héroïque met en œuvre tous les éléments nobles de la nature : « Les fabriques n'y sont que temples, que pyramides, que sépultures antiques, qu'autels consacrés aux divinités, que maisons de plaisance d'une régulière architecture, et si la nature n'y est pas exprimée comme le hazard nous la fait voir tous les jours, elle y est du moins représentée
1. Voyez les illustrations de ce chapitre de la page iLo à la page 177, fig. n"' 49 à 53.
2. La France et l'Italie sont alors très inférieures à la Flandre et aux Pays-Bas dans l'art du paysage. Cependant la plupart des paysagistes du Nord qui passent en France comme Francisque Millet, Jean Cossiau, Nicolas Spheyman, ou en Italie, comme Bambeerg et Karl du Jardin, se laissent gagner à la culture et à la discipline des pays qu'ils visitent.