‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 189 sur 273 · I. Mém. inéJ., t. II, p. io · texte numérisé non relu

I. Mém. inéJ., t. II, p. io

dp:sportks animalier

à l'hôtel de Bouillon, à la Ménagerie de Versailles surtout. Ces œuvres de jeunesse ont disparu, mais voici le jugement que Desportes le fils porte sur elles : -? Il [ Desportes] composait et plaçait lui-même à son gré dans ces grotesques toutes sortes d'espèces d'animaux ingénieusement groupés avec les ornements, et artistement peints sur fond blanc et or. On y voit partout un génie aisé, fécond et enjoué avec des expressions pleines d'esprit et de gentillesse, surtout dans les fables dont les animaux sont les principaux acteurs. Ceux qu'il a peints semblent tenir les propos que leur prête

FIG. ()b. — ANTOINE \\ATTEAU. PORTRAIT DE PEINTRE AGE.

(Figures de différents caractères.)

le naïf La Fontaine * ». Ces débuts sont discrets, presque timides : ilffallait former, assouplir le goût du public. La protection du roi que Desportes obtint en 1702 lui facilita singulièrement cette tâche.

L'artiste représenta d'abord pour Louis XIV « deux belles chiennes de chasse en arrêt sur des faisans et des perdrix dans un paysage charmant - », puis il peignit tous les chiens de la meute royale, toutes les bêtes de la Ménagerie et commença bientôt à composer de grandes chasses à la Snyders, des meutes courant les cerfs,

Page 1