‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 200 sur 273 · Ant. Coypel, Discours..., p · texte numérisé non relu

Ant. Coypel, Discours..., p

3. En autre mot qu'on lui attribue encore traduit mieux sa franchise vis-à-vis des femmes. Il peignait une fois une femme du monde qui se fardait beaucoup ; et comme cette dame lui faisait remarquer qu'il ne rendait pas toute la fraîcheur de son teint il répondit : « C'est étonnant; mon rouge vient pourtant du même marchand que le vôtre ». Loin de les flatter. Rigaud a une tendance très marquée à vieillir ses modèles féminins. On en trouverait une preuve dans le portrait qu'il fit, en 171 3, de Mme de Parabére, toute jeune, âgée de vingt ans à peine, et à laquelle il donne trente ans au moins, comme en témoigne la gravure de Valée. Le portrait original se trouve chez M. de Sancy-Parabére. au château de Borand (Oise); il est accompagné d'une lettre de Rigaud en annonçant l'envoi et datée de 1713. (Voy. Gjj. des Beaux- Arts. 1897. t. II p. 340. F. Engerand, Un portrait prétendu de Madame de Parabére au Musée de Caen.)

4. Dans la Revue des Deu.v-Mondes. iSSô, 2" période, t. V, p. 779, La peinture de portraits en France, Delaborde écrit : « Rigaud avait peint avec plus ou moins d'àpropos des princesses ou des femmes de la Cour entourées d'attributs empruntés à l'Olympe. Il n'y eut si mince bourgeoise à qui Ton ne décernât les honneurs d'une semblable apothéose. »

5. Les plus importants, parmi ces portraits mythologiques de Rigaud, sont ceux de Marie Legendre de Villedieu en Flore. d'.A.nne \'arice de Valliére en Pomone, accompagnée d'un V'ertumne, de Marguerite-Henriette Le Bret de la Briffe en Cérès, armée d'une faucille et chargée d'épis (fig. n° 5ôi. Ils sont froids et ennuyeux. Puisque le Maître a peint si peu de portraits mythologiques, il n'est pas possible de l'identifier, comme on l'a voulu, avec le Renard de la fable du marquis de Calvière, le

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