Jbid., tome XVI, p. 5i
D'ANTIN DIRKCrKLR DKS HATIMKNTS 3,j
de nature pendant la vacance. 11 se déclara lui-même le surintendant et l'ordonnateur de ses bâtiments^ >>. Le duc d'Antin, prodigue et joueur, un peu voleur môme, selon Saint-Simon, obtient seulement le titre de directeur des Bâtiments-. Le roi, dit encore Saint-Simon, dégrada la charge d'un valet pour la donner à un seigneur.
D'Antin ignore tout des Bâtiments'. Mais son intelligence aurait pu, s'il l'avait voulu, suppléer ', dans une certaine mesure, à la compétence. A peine au pouvoir, il témoigne à l'Académie de Rome une sollicitude que la maison ne connaît plus depuis Colbert et il la sauve. Le 17 juin 1708, il écrit à Poerson : « Je vous avoue que je désire fort que [l'Académie]... soit dans l'état qu'il convient et je n'oublieray rien de ce qui dépend de moi pour vous en fournir les moïens>>''. En même temps, il demande à l'abbé de Polignac — alors à Rome — des renseignements sur l'utilité et sur l'état de l'institution*'. Il exclue sans pitié les pensionnaires inutiles et contrôle sévèrement le recrutement des nouveaux élèves. L'irrégularité et l'insuffisance des envois d'argent diminuent. A. de Montaiglon a eu raison d'écrire : «Après Colbert qui l'a fondée (l'Académie), [d'Antin]... est le seul qui l'ait aimée et suivie et qui s'y soit honnêtement et intelligemment intéressé... >/'. Mais il ne s'occupe guère d'autre chose; il ne s'abaisse pas jusqu'à régler les affaires courantes: ''< Les fonctions de ma charge, écrit-il, ne sont pas assez importantes pour en suivre le détail >/^. Quand il est nommé surintendant, à la mort de Louis XIV, il n'emploie sa nou\'elle autorité