‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 237 sur 273 · Josz, Watteau, p · texte numérisé non relu

Josz, Watteau, p

5. Aujourd'hui à l'Ermitage. Il ne faut pas oublier non plus que Watteau a dessiné le Portrait de Rubens àf^é de trente an.v gravé en fac-similé par Gilles Demarteau. Quelques toiles des débuts, le Départ des troupes ou la Halte d'armée, par exemple, peints pour Sirois, sont presque monochromes; aussi a-t-on supposé que Watteau ne comprit pas, n'aima pas Rubens dès le Luxembourg. On admet comme une période d'incubation, mais l'hypothèse est superflue. Il est certain que Watteau, moins maître de sa palette à ses débuts, moins sûr de son métier, n'a pas tiré d'un coup tout le profit possible de Rubens. De plus, bien qu'il faille accueillir avec méfiance les affirmations de Caylus, le biographe n'a pas inventé cet abus d'huile grasse dont il parle, 0 cette malpropreté de pratique » qui ont dû faire tourner les couleurs de Watteau et qui ont fait sans doute un tort considérable à ses tableaux. Ces négligences suffiraient à expliquer le peu d'éclat des tableaux de Sirois.

tj. Il n'en reste plus que la gravure de Le Hardy de Famars. C'est M. Josz qui a noté la similitude de la Vr-aie Gaieté avec les œuvres de Van Ostade ( }\'atteau, p. 1 16). « La goton qui se balance, dit-il, c'est la commère assise de la Fête villageoise du Musée de Cassel. même tête, même nez, mêmes yeux. Ici, seulement, elle a dégrafé son corsage. Et le compère qui lui tient la main et qui l'entraîne a sur le chef le bonnet emplumé et sur les épaules la jaque des paysans de Gneldre ou de Frise — et ce feutre de l'homme, à droite, cet extraordinaire chapeau qui est toute une signature chez Ostade est, après combien d'autres, celui du fumeur debout des Joueurs df cartes de la collection J.-L. Van Lissingen. »

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