WATTEAU ET LA PEINTURE HOLLANDAISE
Strasbourg, sont également d'inspiration hollandaise'. Faute d'avoir connu la Rccnreitse, un historien a supposé que la \ 'raie Gaieté n'était pas née spontanément de la fantaisie du peintre, mais que mourant de faimàses débuts, Watteaus'étaitaccommodé de cette ''< petite besogne basse qui lui permit de toucher quelques écus" ». L'hypothèse est inadmissible puisque l'œuvre n'est pas isolée; elle est d'ailleurs inutile. Si l'art des petits peintres hollandais n'a pas encore
.ivc par Kcyl.
FIG. 77. — ANTOINK WATTEAU, — I.A PROPOSITION E.MBARRASSANTK,
droit de cité à Paris au début du xviii" siècle, Watteau, qui vient de Flandre, le connaît certainement et peut fort bien avoir été séduit par sa vie et par sa liberté.
Quoique les influences combinées qu'il subit soient très lour-
1. Sur ce tableau peu connu de Watteau. voici les renseignements qui nous ont été fournis par les conservateurs du Musée de Strasbourg, MAL Seyboth et Binder. La toile mesure 5 3 centimètres sur 45. Elle a été vendue en 1890 par M. Warneck, de Paris, à M. Bode, directeur des Musées royaux de Berlin, pour le Musée de Strasbourg. Elle provient d'une collection anglaise et a. de tout temps, été attribuée à Watteau.