‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 29 sur 273 · Ibid., séance du 7 novembre 1693, t. III, p · texte numérisé non relu

Ibid., séance du 7 novembre 1693, t. III, p

LART Di: POUSSIN DE 1690 A I7JI

Poussin'. Abandonnés à eux-mêmes, les artistes de Louis XIV eussent été sans doute de fidèles disciples de Poussin; mais comme la logique simple et la pondération ne conviennent pas au faste du roi, ils sont contraints de violenter leur tempérament et leurs goûts pour plaire au souverain qui les emploie-.

Sous la forme où elle se manifeste à la fin du xviT siècle, l'action de Poussin est d'ailleurs mauvaise ; elle se résume en une pédagogie arbitraire et étroite. Toutepuissante, elle eût vite réduit l'activité artistique à l'observation d'un certain nombre de formules et entravé le libre épanouissement des talents. Le rubénisme, qui naît alors, est l'éclatante protestation d'une école encore jeune qui ne veut pas mourir sous une discipline inflexible.

Mais Poussin n'est pas responsable du sens qu'on donne à ses idées ^; il n'avait jamais voulu imposer à l'art des lois immuables, des règles absolues. Ce projet ne pouvaitnaître que dans le cerveau de Colbert, affolé d'ordre et de régularité.

(Esquisse pour la décoration de la chapelle Saint- Augustin à l'Église des Invalides. —

Musée de Dijon.) A la mort de Le Brun en 1690,

Mignard est désigné, semble-t-il, pour recueillir son autorité morale comme sa succession matérielle ; mais il n'impose à l'École ni ses idées ni ses goûts. 11 est trop

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