‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 43 sur 273 · Ibid., t. IV, p. 126, i3o, i · texte numérisé non relu

Ibid., t. IV, p. 126, i3o, i

3. Mém. inéd., t. II, p. 6. De La Fosse travailla beaucoup pour le duc de Richelieu, protecteur de R. de Piles.

4. Ant. Coypel, Discours prononcés dans les conférences, 1721, in -4. Préface.

5. Manuscrits de V Ecole des Beaux-Arts, n° iG : « Documents sur les recteurs, directeurs, etc. », p. Go à 65,

G. « M, de Piles y figura (au directorat de La Fosse) comme assistant ou quelque chose de plus, depuis que M. Mansart eut déclaré en pleine assemblée (le 6 juillet 1G99) que dans les choses que l'Académie regardait comme intéressantes, il lui serait agréable qu'elle s'adressât à M. de Piles qui, conjointement avec le directeur et les officiers en exercice, lui en rendraient compte et qu'elle apprendrait pareillement ses mtentions par le même M. de Piles. » {Manuscrit ;;« iG de l'École des Beaux- Arts, p. 66-G7.)

QUERELLE DES RLl^ÉNISTES ET DES POUSSfNLSTES 63

Rubens pour traiter uniquement des Anciens et des Modernes. L'auteur du S()}i i;-t' d'Ariste fait dire à Raphaël :

Avez-vous bien pu lire Cette indigne Satire •

Qui prétend renverser les plus belles maximes Corrompre le bon goust et faire en peu de mots Dans le plus beau des Arts ce qu'autres fois les Gots, Touchant l'Architecture^ ont tasché d'introduire, Par un désir brutal d'étouffer, de détruire Les ouvrages fameux des Grecs et des Romains, Pour y substituer les travaux de leurs mains ! Après qu'ils ont produit ces effets si funestes, Faut-il que l'on insulte à ces prétieux restes Que nous avons de vous et que vos successeurs. Soumis à l'examen de ces lâches censeurs, Pour vous avoir suivis et marché sur vos pistes, Soient traitez d'ignorans et de méchants copistes*?

Et que reproche avant tout de Piles à Poussin? D'être toujours « parmi les Dieux et dans la Grèce », de ne connaître, de n'imiter que l'antique. Si Desmarets de Saint-Sorlin a publié son Clovis dès 1657, c'est en 1609 avec Marie-Magdeleiiic , et en 1670 avec le Traité pour' jiig-er les poètes gi-ecs, latins, français qu'il commence effectivement la lutte : c'est en lOoS que de Piles lance son premier manifeste. Peut-être même de Piles et Saint-Sorliri combinent-ils leur effort: en tous cas, ils se connaissaient; ils s'étaient rencontrés chez le duc de Richelieu, ami de l'un dont il avait fait son intendant, et grand protecteur de l'autre "-.

Mais les peintres ne peuvent adopter les formes que les littérateurs donnent au débat. Comment discuteraient-ils sur Homère? Ils sont ignorants et ne connaissent de l'antiquité que les statues et les ruines ; de plus la question de poétique leur est indifférente. Les littérateurs, au contraire, ne se désintéressent pas de la querelle des rubénistes et des poussinistes. Perrault consacre aux

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