Au musée de Lanqres
QUERELLE DES RU13EMSTES ET DES POUSSINLSTES ûy
xvii" siècle semblent déjà fort vieilles : la conférence de Pierre de Sève, qu'on relit alors, traite, disent les Procès-verbaux, - d une ancienne contestation du mérite du dessin et de la couleur'. /. Dans ses Discours prononcés dans les conférences, en 1712 et 171-.. Ant. Coypel rappelle les années héroïques avec une affectation d'indifférence méprisante : «Je me souviens encore du temps où les écoles de peinture retentissaient de ces pompeuses disputes dans lesquelles les uns cherchaient à détruire les charmes du coloris en faveur du dessin et les autres, passionnés par le coloris, marquaient tant de mépris pour les solides beautés du dessin...
et Ton voyait distribuer des satires qui, en attaquant le savoir des uns, déchiraient même jusqu'à leurs personnes.
Dans cette guerre pittoresque, les uns arboraient l'étendard de Rubens,les autres celui de Poussin. Tandis que les partisans de Rubens accablaient le Poussin d'injures, les adorateurs de Poussin traitaient Rubens avec indignité ^ >> Coypel oublie vraiment trop volontiers que le triomphe des rubénistes lui a valu la première place dans l'École. Il n'était pas utile de renier 1 œuvre accomplie; il suffisait d'oublier les violences de la bataille".
1. A propos de cette nouvelle lecture, les Procès- v.rfc.7»A- commettent une erreur Ils attribuent la conférence à de Sève l'aîné {Proc.-verb., t IV. p. .7^)- H "J ^ f ^ de discours de Gilbert de Sève l'aînc sur la question : il s agit certainement uu travail de Pierre de Sève le jeune. . „ ^ 00
2. Ant. Covpel, Discours prononcés dans les conférences 1722 in-4. P- &7 et ûô-
3. L'homme qui. le premier, écrit sur le mérite des Flamands une Phrase de
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vraie critique, sans exagération ni passion, c est d ArgcnMiu, en 1,-,.
Cil ave par P. Drovet.
FIG. 10. — ANTOINE COVPEL. — l'.\NNONC1ATION.
(Décoration de la chapelle de Meudon.i