‹ La peinture française au XIXe siècleChapitre 42 sur 52 · FIG. I0 8. — H. REGNAULT. — LE GÉNÉRAL PRIM · texte numérisé non relu

FIG. I0 8. — H. REGNAULT. — LE GÉNÉRAL PRIM

(Musée du Louvre.)

du bétail de ferme, parmi lequel il s’attacha de préférence aux vaches. Fixé au Tréport, puis dans la vallée de la

Bresle, il y peignit assidûment, à l’exemple de Troyon, des troupeaux au pacage ou en marche, et ses tableaux ne le cèdent guère à ceux de son devancier, tant pour l’heureuse harmonie du pays ige et des animaux, que pour la saine robustesse de l’exécution.

Rosa Bonheur. — Rosa Bonheur (1822-1899) a j0°i Pen* dant tout le second Empire d’une immense réputation ; ses débuts datent du Salon de 1840, avec un modeste couple de lapins. Un succès rapide, où son sexe était bien, à la vérité, pour quelque chose, enhardit son talent et élargit ses visées. Des groupes isolés d’animaux (chiens, chevauxi elle s’éleva aux vastes compositions d’ensemble, et produisit en 1849 le Labourage nivernais [fig. 109] (musée du Luxembourg), en 1 8 5 3 le Marché aux chevaux (Galerie Tate, à Londres), en 1 8 5 5 la Fenaison en Auvergne (musée du Luxembourg). Très goûtée en Angleterre, elle y séjourna de longues années et peignit des cerfs et des daims dans des sites d’Ecosse. Rentrée en France et fixée à Thomery, près de Fontainebleau, où elle entretenait une véritable ménagerie, elle ne cessa de travailler, presque jusqu’à sa mort, avec une abondante régularité. Artiste de haute conscience, elle n’a jamais abandonné un tableau sans y avoir mis tout son savoir et tout son effort ; la construction de ses bêtes est bonne, leur action variée, leur choix étendu. Le défaut de la plupart de ses ouvrages est une certaine sécheresse minutieuse, et l’absence de sacrifices dans le rendu des animaux aussi bien que du paysage ambiant. Sa couleur, en outre, est peu séduisante, la chaleur et l’éclat y font défaut. Dans un format beaucoup plus modeste, on doit à Jules Veyrassat (1828-1893), aquafortiste distingué par ailleurs, des scènes de moisson, de halage, où les vaillants percherons, aux bâts ornés de houppes rouges et bleues, jouent un rôle fort estimable. Les taureaux romains de Jules Didier ( 1 83 1 ), artiste aux. fortes

fig. 109. — rosa bonheur. — le labourage Nivernais. (Musée du Luxembourg.)

études, les meutes de Mélin ( 1 8 1 5-i 886) ont droit à un souvenir.

Philippe Rousseau (1816-1887) fut à la fois animalier et peintre de natures mortes, et fit montre, dans l’un et l’autre genre, de rares qualités d’invention et d’esprit ( Un importun, musée du Luxembourg; Cigognes faisant la sieste, id.; Chevreau broutant des fleurs, id.). Biaise Desgoffe (i83o- 1901) porta dans la reprod uction des objets d’art et des bibelots précieux un fini d’exécution touthollandais, moins à sa place dans le rendu des étoffes ou des fleurs. Antoine Vollon (1833-1900) est un ouvrier magnifique alliant la franchise de la touche et la richesse de la matière. Il peint indifféremment des armures, des poissons, des chaudrons, des paysages ou des êtres humains, sans beaucoup plus de préoccupation d’intellectualité dans le dernier cas que dans les autres ( Curiosités , Poissons de mer, Vue d'Anvers et Portrait de l'artiste, tous quatre au musée du Luxembourg; Femme du Polie t; la Seine à Bercy , collection Goujon).

La peinture de décors maintint les traditions de la génération précédente avec Rubé (1815-1899), Despléchin (1802-1870), Lavastre, etc. Dans la miniature, le second Empire coïncide avec le plein développement du beau talent de Mms Herbelin, et voit les succès de Maxime David (1798-1870), de Pommayrac (1810-1880) et de Charles Camino (1824-1 887).

L’observation humoristique s’exprime avec une verve acérée, sinon dans la caricature politique, du moins dans les scènes de mœurs, alors seules offertes aux censures du crayon.

Gustave Doré. — Gustave Doré ( x 83 3- 1 883) débute par des albums d’une fantaisie bouffonne, raillant les costumes et les affectations du jour (les Différents publics de Paris, la Ménagerie parisienne, etc.) ; le prodigieux vision-

naire qui est en lui s’essaie ensuite dans l’illustration de Rabelais, s’épanouit dans celle des Contes drolatiques de Balzac et la légende du Juif-Errant, pour s’espacer largement, avec des réussites inégales, dans la Divine Comédie , Don Quichotte, Roland Furieux , la Bible , etc. Le fantastique est son domaine; les grouillantes mêlées, les sabbats vertigineux dans des paysages de cauchemar, les enfilades de villes biscornues mordant les nuages de leurs dentelures, les ruelles crochues pleines de batteries et de ribotes; la horde vermineuse et truculente des spadassins, des tirelaine, des phénomènes artificiels et des estropiés véritables; les ribaudes et les matrones, tout l’anormal et l’interlope de la vie s’ébattant confusément dans les pénombres, ce pandœmonium prend forme sous son crayon, qui, avec les seules oppositions de blanc et de noir, lui donne un relief et une réalité saisissants. Il est moins heureux dans les affabulations aux lignes simples, chastes idylles ou tragédies nobles. Son romantisme un peu superficiel, son manque d’études fortes s’y trahissent à son désavantage. Il voulut se guinder à la grande peinture, commençant par des paysages panoramiques, pour s'élever aux vastes compositions à figures ( Bouquetières des rues, musée de Liverpool; Entrée de Jésus-Christ à Jérusalem; Massacre des Innocents; la Banque de Jeu , à la Galerie Doré, à Londres). En dépit d’admirations peu éclairées, il y échoua manifestement, et l’amère déconvenue qu’il en ressentit assombrit et abrégea sa vie.

Constantin Guys, né à Flessingue (1805-1892), avec des ambitions infiniment plus modestes, a mieux rempli sa destinée ; elle fit de lui le transcripteur scrupuleusementvéridique des élégances mondaines, entremêlant les crinolines monumentales du temps aux attelages piaffeurs, et l’évocateur des mauvais lieux pittoresques, pleins du débraillé des camisoles. Dans leur prestesse dégagée, ses crayons, ses lavis sont d’irrécusables documents. Félicien Rops { 1 833—

1 898), Namurois d’origine, creusa dans le cuivre d’âpres et intenses types de soupeuses et de détraquées. Sa Buveuse d'absinthe ramasse en elle toute la luxure sinistre d’une époque. On résiste mal à l’attirance angoissante de ses nus fermes et musclés, surmontés de faces camardes oü affleure la tête de mort, cet excitant des orgies antiques mué en épouvantail moderne. Il suffit de citer les noms de Cham (de son vrai nom Amédée de Noé, 1819-1879) et de Grévin (1827-1892), simples vaudevillistes et échotiers du crayon, dont tout l’esprit est dans leurs légendes.

Bibliographie.

Les ouvrages généraux déjà cités et :

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Jules Breton. — La vie d’un artiste. Un peintre paysan. Lemerre.

— Nos peintres du siècle. Gauthier.

Georges Lafenestre. — La tradition dans la peinture française du XIXe siècle (sur Cabanel, Baudry, Delaunay, Hébert). Henri May.

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Arsene Alexandre. — Cals, ou la joie de peindre.

A. — La Tradition.

Un moment terrassée par les désastres de 1870, la France se ressaisit avec une promptitude inespérée, et, dès 1875, son armée refaite, son territoire libéré, son agriculture et son industrie en plein essor, sa constitution définitivement assise sur la base parlementaire et démocratique la montraient sortie de convalescence et désormais en possession de ses organes et de ses forces. Mais, de même que la République, faute d’un personnel gouvernemental rompu à la pratique d’un ordre de choses à peu près sans précédent dans notre pays, dut recourir aux cadres des anciens partis, peu favorables à l'orientation nouvelle, ou malhabiles à la servir, l’art français, la peinture tout au moins (car un heureux renouveau se produisit dans notre statuaire, au lendemain même de la guerre) dut utiliser pendant quelques années les talents formés sous la génération précédente et, avec eux, les conceptions et les formules souvent déjà vieillies qui leur étaient propres. Les caractères inhérents au régime en formation furent donc

assez longs à se manifester dans le domaine de l’interprétation plastique, et il ne sembla pas, durant quelques années, à visiter les expositions, que rien fût changé dans les idées ni dans les mœurs. La prédominance graduelle des éléments populaires de la société, l’intérêt qui s’attache à la mise en scène du travail, ne revêtirent que lentement une expression artistique; d’autre part, les principes de liberté que portait en elle l’institution de la République furent plus longs encore à pénétrer dans l’art que dans les lois; on continua de traduire dans un idiome suranné des idées d’un autre temps, et les Salons de 1872 à 1878 n’offrirent au public, à de rares exceptions près, que des survivances. Pendant plusieurs années donc, les groupements se maintinrent comme les tendances, sans autre changement que l’apparition d’individualités nouvelles autour des chefs d’emploi restés en ligne.

L’académisme reçut de notables renforts avec Auguste Cot (1837-1883) dont Y Escarpolette (1873) a été transposée en vers, en musique et surtout en chromos ( Mireille sortant de l'église, musée de Montpellier) ; Édouard Blanchard (1844-1879, Hylas entraîné par les nymphes, 1874; Françoise de Rimini, 1880); Jules Machard (1 839-1900), auteur d’une Angélique attachée au rocher (1868), mais plus connu par un Narcisse à la source (1872) et une élégante Séléné tirant de l’arc (1874), et qui se fit depuis une spécialité de portraits mondains; Lecomte du Nouy (1842, les Porteurs de mauvaises nouvelles , musée du Luxembourg ; Homère , triptyque, musée de Grenoble); Joseph Blanc (1846-1904), expert aux compositions bien rythmées, le mieux doué de son groupe au point de vue décoratif ( Persée , 1870; Enlèvement du Palladium , 1873, musée d’Angers; Y Invasion, 1873, musée de Nancy; la Vie de Clovis, au Panthéon, 1873-1883); Philippe Parrot, délicat peintre de nu, mort en 1894 ( Galatée , musée du Luxembourg ; Printemps , musée de Gand) ; Gabriel

Ferrier, né en 1 847 [Martyre de sainte Agnès , 1 878, musée de Rouen; Bella matribus detestata , musée d’Amiens; le Christ mort, 1903, musée de Nîmes), à qui l’on doit des portraits d’une exécution très serrée (M. Gaston Boissier, le général André, M. Ribot).

Quelques artistes, voués également au style, cherchaient, parallèlement, à y introduire un élément de séduction tiré de l’emploi des tons rares et des harmonies raffinées. Formés presque tous à l’école de Fromentin, derrière lequel ils cherchaient confusément Delacroix, ils lui avaient emprunté ses gris rosés et ses mauves si fins. C’était Henri Lévy (1840-1904), qui connut de grands succès avec Hérodiade (1872), Jésus au tombeau (1873, église Saint-Merry), Sarpédon rapporté à Jupiter, charmant bouquet de tonalités délicates (1874, musée du Luxembourg); son Couronnement de Charlemagne, au Panthéon, d’une facilité élégante, mais un peu molle, ne répondit pas tout à fait à ces débuts ; mais la Mort d'Eurydice (musée de Nancy) est une de ses plus pénétrantes inspirations.

Ferdinand Humbert. — C’étaient Ferdinand Humbert et Cormon, promis à des destinées plus brillantes. Le premier (né en 1842), après quelques expositions peu remarquées, attira l’attention en 1869 par une étude de nu : Messaouda, d’une brutalité savoureuse, que suivirent une Tireuse de cartes (1872) d’un beau ragoût de tons, une Dalila lascive (1873) et une Vierge au baldaquin (1874, musée du Luxembourg), ressouvenir des premiers Vénitiens. La Femme adultère (1877) fut sa dernière académie et, sauf une courte incursion dans le réalisme rustique : Maternité (1888, triptyque, au musée de Lyon), il se partagea dès lors entre la décoration et le portrait. C’est là que le succès l’a définitivement suivi. Ses panneaux du Panthéon, les « Quatre cultes de l’homme »,

caïn. (Musée du Luxembourg.)

inspirés, quant h l’esprit, de Puvis de Chavannes dont ils offrent les ordonnances simples et les attitudes tranquilles, s'en distinguent par une conception personnelle ducoloris, maintenu dans une gamme très fraîche et très tendre par de légers accents partout répandus.

Les portraits de Ferdinand Humbert ne sont pas des effigies isolées, abstraites en quelque sorte, mais de véritables tableaux aux fonds de verdure, d'architecture et de fleurs très importants, situant le modèle dans une atmosphère de luxe et de haute élégance. Les tons fins et délicats y abondent, un peu uniformément prodigués peutêtre, et la vigueur due à un contraste heureux, à un grand parti pris de simplification, fait parfois défaut à ces compositions; on les a comparées aux productions anglaises du xviue siècle, mais il n’y est fait aucun usage des bruns ni des roux comme repoussoirs, et la palette de l’artiste est à la fois plus claire et plus variée. Fernand Cormon, né en 1845, débuta par des évocations épiques : les Noces des Niebelungen (1870), Sita (1873), la Mort de Ravana (1875) où la couleur affectait une rutilance, un faste barbares, et se fit une spécialité de la préhistoire avec son robuste Caïn [fig. 1 1 o] (1880, musée du Luxembourg), le Retour de la chasse à Fours (1884, musée de Saint-Germain) et sa très importante décoration du Muséum d’Histoire naturelle, où il s’ingénie à diversifier, non sans bonheur, les aspects et les vicissitudes de la vie primitive. Ses peintures allégoriques (1878) et son Retour de Salamine (1887, musée de Rouen) opposent aux vigueurs un peu âpres de ces divers ouvrages des gentillesses de palette où la personnalité de son métier s’atténue. On lui doit des portraits d’une finesse discrète et distinguée (David Raynal, Henri Maret, le président Loubet).

L’académisme revêt un caractère très intéressant dans les œuvres d’Olivier Merson (1846), à qui un goût inventif et une parfaite possession de son métier permettent de

traiter avec un égal bonheur des illustrations archaïsantes d’ouvrages littéraires ( Notre-Dame de Paris, Y Imagier, Saint Julien Vhospitalier ) ou religieux (le Missel de Jeanne Darc), des peintures de chevalet aux délicatesses précieuses d’enluminure, aux grâces frêles de primitif (le Loup d'Agubbio, 1878, musée de Lille ; le Repos en Egypte, 1879, Saint Franchis d' Assise prêchant les poissons, musée de Nantes ; le Sommeil deFra Angelico, Y Arrivée à Bethléem , Y Annonciation, le Jugement de Paris, le Réveil du printemps, etc., et de grandes pages murales ( Saint Louis ouvrant les prisons, Saint Louis condamnant Enguerrand de Coucy, à la Cour de cassation; le Chant au moyen âge , la Poésie, dans l’escalier de l’Opéra-Comique; décoration de la maison de Silvie, à Chantilly). L’art traditionnel se raffine et se diaphanéise chez Raphaël Collin (i85o), doué d’un sens jeune et virginal du nu féminin, qu’il aime à marier à de pâles verdures ( Floréal , 1886, musée du Luxembourg; Fin d'été, 1888, à la Sorbonne; VInspiration, l’Ode et la Romance , à l’Opéra-Comique; dessins pour Daphnis et Chloé) ; l’écueil de sa manière est une certaine sécheresse.

Jean-Paul Laurens. — Le salon de 1872 mit en pleine lumière un artiste, Jean-Paul Laurens (né à Toulouse en 1 8 3 8 ) , depuis plusieurs années sur la brèche, mais dont ni le début, Caton d'Utique se donnant la mort (musée de Toulouse), ni les ouvrages ultérieurs n’avaient encore forcé l’attention publique. F Exécution du duc d'Enghien (musée d’Alençon) fut très remarquée pour la simplicité saisissante de la composition et le caractère dramatique de l’effet lumineux. Une autre scène sinistre : Y Exhumation du pape Formose et son jugement posthume (musée de Nantes), dénotait un goût des épisodes mortuaires qui s’accusa, les années suivantes, dans Y Interdit (1875), le François de Borgia devant le corps d’Isabelle de Portugal (1876), Y État-major autrichien

saluant la dépouille de Marceau (1877), les Derniers moments de Maximilien , empereur du Mexique. Tous ces spectacles étaient traités avec beaucoup de sobriété, sans attitudes oratoires, sans exagérations d’expression; le métier, en outre, était sain, robuste, avec un beau sentiment des tons pleins et riches : Paul Delaroche était dépassé. Depuis, Jean-Paul Laurens, sans se spécialiser dans un genre à succès, n’a cessé de varier ses sujets et d’assouplir sa facture. Son panneau du Panthéon : la Mort de sainte Geneviève [fig. 111], offre des qualités d’ampleur et de caractère bien appropriées à la peinture murale; le plafond de l'Odéon traduit les passions humaines en groupements de nus traités dans une gamme claire, avec des modelés légers qui font planer la composition. Ses beaux dessins pour les Récits mérovingiens d’Augustin Thierry, ses décorations à l’Hôtel de Ville de Paris ( Louis le Gros accordant une charte , Y Exécution des Cabochiens , Etienne Marcel protégeant le Dauphin , Y Arrestation de Broussel, le Jugement d'Anne Dubourg , la Voûte d’acier ), offrent une grande diversité d’aspects, une couleur historique très juste, et cette sorte de sérénité objective, chez l’artiste, qui double l’impression du drame. Sa manière s’est encore élargie dans les compositions pour le Capitole de Toulouse : la Construction des remparts , le Lauraguais , etc. Les cartons de tapisseries ayant trait à Jeanne d'Arc sont plus discutables : l’élément surnaturel, incarné dans des figures colossales, y alourdit et obscurcit l’action. Par contre, les derniers ouvrages de l’artiste (le 24 février r<L/S[à la Ville de Paris] , le Champ de bataille de Waterloo ), marquent des progrès nouveaux vers l’unité de l’ensemble, en associant tour à tour la tragédie humaine au décor tumultueux des rues et à la majesté indifférente de la nature. L’exemple offert par Laurens, d’un effort continu de renouvellement, d’une vision toujours plus synthétisée et plus philosophique des choses, qui n’ôte rien chez lui à la valeur

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