‹ La peintureChapitre 23 sur 41 · I IO · texte numérisé non relu

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Les moyens et le but

l'exactitude d'imitation, qu'à l'intensité d'expression, fût-ce parfois au détriment d'une logique de prose toujours moins profonde que celle de la poésie vivante.

« Tu es assez bon cavalier pour n'avoir pas à craindre les bonds du glorieux cheval. Livre-toi, tu as une méthode sûre et tu sais où conduisent les emportements irréfléchis. Etudie surtout les choses dans leurs transmutations, dans les modifications qu'elles subissent pour leur rôle dans les harmonies et dans leur association aux drames de la A ie, dans tout ce qui leur donne comme une pensée et les met en rapport avec ton sentiment. C'est alors que la nature terrestre te confiera toutes ses ferveurs vers le ciel, tandis que tu sentiras toujours, sous ton talon, l'appui du sol solide qu'il ne faut jamais quitter. Leconte de Lisle disait : « L'idéal est une bête qui marche « debout, la tête haute, les yeux vers le firma- « ment, mais qui, toujours, doit se sentir ferme « sur ses pattes de derrière ».

Tu peux maintenant regarder les effets avant les substances. L'art vit de ces effets et meurt de tout ce qui les refroidit. Ne crains rien de l'enthousiasme et prends tes aises avec la science elle-même, à condition que tu ne perdes pas de vue la vérité. Ne me reproche pas de te dire le

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