‹ La peintureChapitre 37 sur 41 · AGGLOMÉRATION MAIS NON COHÉSION 20Q · texte numérisé non relu

AGGLOMÉRATION MAIS NON COHÉSION 20Q

dessiné était repoussé comme entaché de réaction, de vieux jeu, comme on disait.

Cependant, les esprits sages se contentaient de pousser des soupirs contre l'invasion de ce désordre. D'autres travaillaient sans y prendre garde ; ils faisaient comme la Muse ; ils attendaient, sur tous ces cerveaux brûlés, une averse d'eau fraîche.

On était habitué aux railleries qui visent l'Institut, mais ce fut la première fois qu'on se moqua du Louvre comme d'un faux temple rétrograde.

En revanche, il n'y avait pas de trompettes assez sonores pour célébrer l'Impressionnisme. Tout était à démolir. Les plus grands maîtres passés, ignorant les frissons de la lumière, ne peignaient qu'au jus de chique, insoucieux des tressaillements de la vie.

La composition fut renversée du haut en bas.

Ce n'était plus l'art sommaire et brutal de Manet. Tout en acceptant sa bannière, on ne lui ressemblait plus que vaguement. On retomba dans les mièvreries contre lesquelles sa sauvagerie avait protesté. Seulement elles suivirent une autre direction, celle de la lumière exclusive de tout le reste. On la poursuivit dans l'alchimie. Corot s'était contenté delà refléter dans ses prunelles et dans son cœur.

On ne regarda plus le soleil, mais son spectre

Breton. i4

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